‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 140 sur 467 · Exemple de strophe alcaïque · texte numérisé non relu

Exemple de strophe alcaïque

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KcDpaXici) icoTa|Ui> icap' é^x^at^.

S'ÇROPHÇS 9t^

ry^hniîqi^^s porta d'ecribléo. à 1% Rçjffeçtiç^ 1q gftftçç ^, l*ode légère . Chac\inç[ des deqx ^tropjiçs éta^( çMçmaate. Plus ample qi^e le distique élégiaque, pt^^is formée de vers plus courts, çt paç cofl^équeqt pitus ç^quple et plus variée, elle convenait à merveille h ift ch^n* soi^ : elle avait, à la fois dq la grâce et. 4q )a ferme.^^; elle était pe^rfaitement élégai^te. Ls^ pensée d'aj^ui^^ soutenue par la strophe, n'y était ps^s prisonnière : çllg pouvait, comme toujours en Grèce, e.qjamber d'une strp? phe sur l'autre; mais elle aimait à s'arrêter sur ^a cadence des derniers vers ej. ne cherchait pçw d'ordiqft^r© à se répandre plus librement. Le moule était à la mesuf'e d'une émotion vive et naturelle, majs i^qn ^lagnitique e\ grandiloquente. Même quand les progrès 4vi lyrisme (Jl'apiparat eurent conduit l'ampleur de la grande strophe chorale jusqu'au dernier terme, la courte strophe 4^8 Lesbiens ne sembla jamais surap^ép, : elle rest(a |a forqie. naturelle de l/od.e légère, le cadre délicat 4çs Qhgi[^ls consacrés à l'amour et au plaisir, et elle fu( le p(io4è}e préféré d'Horace et des Latins.

Après Alcée et Sappho, Anacréon, leur disciple, QJout^ de nouvelles formes rythmiques au trésor antérieur. Les principales de ses créations se rattachent à Iç^ ppésie logaédique ; nous en parlerons plus ^pin. Disons seulement tout de suite que chez Anacréon, comme c|iez ses maîtres et devanciers, l'ode légère gc^fde en général dans sa structure rythmique le même caractère de brj^veté, de simplicité élégante qu'elle avait 4ès le d^but; ^1 arrive même parfois qu'elle l'exagère, et qu'elle ^^çnlfi) par une sorte de raffinement, au delà des deux Ijpg? rythmiques que nous venons 4*^tudier: c'est ftiflsj flH^Ue emploie volontiers des systèmçi^ coptii^lVis 4? Çi^iples cola très courts, sans aucune différence entre les vers ainsi réunis.

Le dialecte, dans ce genr^ de poèmes» est celui même

Hist. de U Litt. grecque. — T. II. 14

âlO CHAPITRE V. — LA CHANSON

du pays auquel appartient le poète : Alcée et Sappbo chautent en éolien, Anacréon en ionien.

Quant au style, la seule chose qu'on puisse en dire d'une manière générale, c'est qu'il est parfaitement sincère, et qu'ayant à exprimer des sentiments variés, il use avec une liberté hardie de toutes les ressources que la tradition poétique grecque met à sa disposition : tantôt simple, naïf, presque populaire ; tantôt éclatant, plein de ces épithètes composées qui renferment dans un seul mot plusieurs images ; ou d'une élégance exquise, tout éclairée de beaux mots épiques, ou encore d'une franchise, d'une vigueur, d'une éloquence poignantes. Bref, il prend toutes les allures, plus encore que dans l'iambe et dans l'élégie.

Les Grecs distinguaient dans la poésie légère plusieurs variétés, d'après la différence des occasions ou des sujets : chants d'amour (^pcdruca), chants de table (ouitieortxay KCLfoma, }fShi)j chants politiques (oraaibinxa). Cette division est simple et juste, mais elle n'implique pas de différences bien tranchées dans la technique des poèmes qui se rapportaient à l'un ou à l'autre de ces groupes : c'est une classification plutôt rationnelle et littéraire que traditionnelle et technique. Aussi n'avons-nous pas grand'chose à ajouter sur chacune de ces subdivisions, qui ne constituent pas des genres à proprement parler.

Rappelons cependant que l'ode amoureuse avait suscité un mode musical nouveau, le mixolydien^ dont on attribuait quelquefois l'invention à Sappbo, et qui passa ensuite dans la tragédie : le caractère en était très passionné ^ Notons aussi que cette sorte de chanson est souvent désignée par le mot cômos (xo^ijuo;). Alcée disait : « Reçois mon cômos, reçois-le, je t'en prie, je t'en sup-

L Aristoxène, dans Plutarque, Dé Muâica, c. 16.

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plie ^ I >» Hermésianax, à son tour, parlant des prétendues amours d'Alcée pour Sappho, disait de la même façon : « Quels cômos ne lui offrit-il pas ^1 » Le mot se trouve employé encore pareillement dans Anacréon '. C'était donc une locution consacrée. Or on sait que le cômos était proprement la partie Gnale du repas» celle oi!^ Ion buvait parmi les chants et les danses, et que, par extension, ce mot a également signifié soit ces chants et ces danses, soit la troupe qui les exécutait ^. Quand Alcée ou Anacréon parlent du cômos qu'ils offrent à une jeune fille aimée d'eux, s*agit-il d*un chœur qu'ils mènent à sa porte et qui lui donne une sorte de sérénade ? ou bien la jeune fille, presque toujours une hétaïre, est-elle présente au festin lui-môme ? Dans tous les cas, si ces chansons d'amour n'ont pas d'ordinaire la discrétion et l'intimité qu'un moderne s'attendrait peut-être à y trouver, c'est qu'elles se rattachent, au moins par leur origine, à la joie bruyante d'une « buverie ».

Quant à la chanson politique, elle remplaçait à Lesbos l'iambe et Télégie : c'est la forme éolienne de la même inspiration.

Les chants de table, enfin, n'appelleraient aucune observation particulière si le nom même sons lequel un certain nombre d'entre eux sont souvent désignés, le nom de scolie^ ('jxoXiov), ne soulevait un problème assez obscur. Tandis que les autres mots grecs cités plus haut sont des adjectifs usuels et clairs qui dénotent une classification récente, ce mot de scolicy au contraire, trahit par son

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