‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 141 sur 467 · Dans Athénée, p. 598, B · texte numérisé non relu

Dans Athénée, p. 598, B

3. Fragm. 11 : 'Epieo-o-av — i|/dtXX(i> irqxT^Sa t^ çCXt) xoifid^Cov icaT8l ASp^.

4. Pindare aussi appelle quelqnofois ses odes triomphales des x(ô|io( ; cela tient à ce qae l'ode triomphale se chantait souyent à la fin d*an banquet (d'où le nom technique iY^cÂpicov).

5. Sx6Xtov platôt que (ncoX(6v. — Sur le scolie, cf. Engelbrecht, De Scoliorum poesi^ Vienne, 1882. Gf. aussi Flach, p. 470.

obscurité une origine ancienne et populaire. SxoXioç veut dire « tortueux » ou « oblique ^ » En quoi les poèmes ainsi appelés méritaient-ils leur nom ? Les anciens l'ont expliqué de plusieurs manières, mais toutes ces explications sont évidemment conjecturales, et quelquesunes sont ridicules^. Ce qui obscurcit encore le problème, c*est que le scolie a beaucoup changé suivant les époques. Un scolie de Pindare était tout autre chose qu'un scolie d'Alcée ou de Terpandre. lien a été du scolie comme de tant d'autres genres lyriques, le nome, par exemple, rhyporchème, le dithyrambe, qui se sont peu à peu transformés au point de devenir méconnaissables. Monodiqueavec Alcée,le scolie devient choral avec Bacchylide et avec Pindare : du même coup, il cesse d'être personnel et familier pour se rapprocher du lyrisme d'apparat; malgré l'identité du nom, ce sont là deux genres distincts ; le mot persiste, comme il arrive si souvent, plus longtemps que la chose. Plus tard, à Athènes, nouveau changement : on chante dans les festins, sous prétexte 4e scolie, des morceaux empruntés à d'anciens poètes, tragiques ou autres, et que les convives recousent lant bien que mal l'un à l'autre selon le caprice de leur mémoire ^ Au milieu de ces transformations, il est dif-

4. Malgré la différence d'accentuation, les deux mots (ntiXiov et ffxoXi6c sont évidemment identiques: la place de Taccent dans <xx6Xtov doit tenir à une influence éolienne. Les Grecs eux-mêmes paraissent avoir dit indifféremment tantôt <rx6Xi«, tantôt <rxoXià ttéXTi (Aristote, PoUL, III, 14, p. 1285, A, 38).

2. On voit dans V Etymologicum magnum (718, 35) que Didyme avait proposé plusieurs étymologies sans s'arrêter à aucune. Cf. Suidas, SxoXtiv ; Hésychius, SxoXtov et Tfjv èittSe^iav ; Eustathe, ad Odyss.^ p. 1574, 11; Proclus, Chrestom., p. 246 (Westphal) ; Athénée, X, p. 427, D, et surtout XV, 693-695 (passage classique). En désespoir de cause, M. Flach, fidèle à son habitude de se tourner toujours vers rOrient, serait disposé à chercher l'origine du mot et de la chose en Lydie (p. 207). Pourquoi?

3. C'est du moins ce qu'on a cru voir dans Athénée, en comparant X, 427, D, avec XV, 694, A-B.

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ficile de saisir le trait essentiel et spécifique du scolie ^ Cependant, certains témoignages insistent sur le caractère de simplicité de cette sorte de chants ^, et les scolies attiques qui nous ont été conservés par Athénée sont en effet très simples et très populaires ^. On parle aussi des plaisanteries qui abondaient dans le scolie^. Ces traits, à vrai dire, sont peu caractéristiques. En existaitil de plus particuliers? II est quelquefois question d'une branche de myrte que les chanteurs se passaient de lun à Tautre et qui remplaçait le barbitos absent \ Mais le barbitos n'était pas toujours absent, et cet emploi de la branche de myrte est suspect *. Le plus probable est que le mot <7x6Xiov (quelle qu'en soit d'ailleurs la signification précise), servit d'abord à désigner la variété éolienne du chant de table. L'origine éolienne du scolie est établie par la tradition (qui le fait remonter à Terpandre), par l'usage du barbitos, et sans doute aussi par l'accentuation même du mot ocôXiov. Cette espèce de chant de table avait peut-être à l'origine ce caractère particulier d'être exécuté non par un chœur chantant à l'unisson, mais par

i. La description rVOifriod Mulh>r (t. II, p. 131 de la trad. fr.) est loin d'être satisfaisante. Il y voit un chant exécuté par « un seul dès convives, versé dans la musique et la poésie », avec « certaines libertés et irrégularités qui facilitaient l'improvisation » ; d'oison nom. Mais le second point est douteux, et le premier (qui n'est pas toujours vrai) no suffit pas à distinguer le scolie de tout autre Chant monodique.

2. Athénée. XV, p. 693, F, et 694, A-B ; Proclus, Chreatom., p. 246 (Westphal).

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