Suidas, v. IIiTTaxi; ; Diog. Laërce, I
4. Là chronique d'Eusébe place son àx{ir, (l'Age d'environ quarante anft) en 595 (Ol. XLVI, 2), et le marbre de Paros trois ans plu» tard. On sait d'ailleurs tout ce qu'il y a de vague et de douteux dans ces indications.
5. Fragm. 32. Le bouclier fut suspendu par les vainqueurs dans le templa d'Atbôna à Sigée. Cf. Hérodote, Y, 95.
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singulier le chef athénien ^ Au dedans, les nobles et le peuple, comme dans la plupart des cités grecques, étaient depuis longtemps en lutte ouverte. Ces dissensions amenèrent rétablissement du despotisme; plusieurs tyrans se succédèrent au pouvoir, et Alcée ne cessa de les combattre ^. C'est peut-être alors qu'il fut obligé pour sa sûreté d'aller en ligypte \ Son frerc Antiménidas, vers le même temps, guerroyait en Asie, à la solde des rois de Babylone ^ Cependant Pittakos, avec Taidc du parti modéré, réussit à expulser les tyrans ^. Mais Alcée, aristocrate intransigeant, se trouva encore du parti de l'opposition et fut envoyé en exil. Avec son frère Antiménidas, il complota le renversement du gouvernement nouveau. Il ne réussit qu'à faire décerner à Pittakos, avec le titre (Vœsymnèle, un pouvoir aussi absolu que celui des tyrans, mais librement accepté du peuple, et expressément destiné à contenir les tentatives des exilés*. On sait que Pittakos, avec une grandeur d'âme qui rappelle celle de Solon, résigna volontairement le pouvoir au bout de dix ans et rendit au peuple la liberté. Alcée rentra-t-il alors dans sa patrie? C'est probable, mais nous n'en avons aucune preuve positive. Il résulte d'un de ses vers qu'il mourut vieux : dans ce passage, il demandait qu'on versât des parfums « sur sa tète éprouvée par tant de maux et sur sa poitrine vieillie '. » En deux mots, il résumait d'une manière touchante et vraie toute sa carrière.
1. Strabon, XIII, p. 599 ; Suidas, v. Iltrraxic; Diog. LaSfce, 1, 71.