Fragm. 106 (dans Strabon I, p
4. Fragm. 33 (dans Iléphestion, 58, et Strabon XIII, p. 617. '». Strabon. ifnd.\ Suidas, v. IIiTTaxic.
0. Arislote, Polit., ITI, 9 (p. 1285, A-B, Bekker). On place, d'après Dioj^ène Laërc»*, l'avènement de Pittakos en 590. Cf. Curtius, Hist, grecque, t. I, p. 446 (Irad. française).
7. Fragm, 42 : x«t xm iroXtw «tt^Ôeo; (dans Plut., Questions de table, III, 1. 3). Le sens dn mot icoXîto ne parait pas domteax.
Au milieu de ces aventures, Alcée trouva le moyen d'être un grand poète. C'est sa vie même qui Tinspira : ses amours, ses plaisirs, ses souffrances, ses haines ont passé dans ses vers. Ses poésies formaient au moins dix livres K Si nous les avions dans leur intégrité, toute son histoire serait vraiment sous nos yeux; par malheur, il ne nous en reste que des fragments (cent cinquante environ), dont beaucoup se réduisent à un mot; nous ne pouvons plus qu^entrevoir et deviner le poète. Denys d'Halicarnasse loue chez lui Taudace généreuse et la brièveté, le mélange de la grâce et de la force, la variété des Ggures, la clarlé -. Quintilien dit à peu près la môme chose ^ Tous deux vantent d'une façon particulière ses chants politiques, dignes du plectre d'or , au dire de QuintilienS et dans lesquels, suivant Denys, il a merveilleusement saisi le ton du sujet, une certaine vigueur oratoire qui rappelle la tribune '.
Ces chants formaient certainement une partie capitale dans l'œuvre d'Alcée : la politique a tenu tant de place dans sa vie qu'il ne pouvait en être autrement. Les fragments qui nous en restent sont parmi les plus importants. Ils ne suffisent cependant pas pour nous permettre d'y voir clairement les qualités qui provoquaient les éloges précis et chaleureux à la fois des deux critiques anciens. Pour le fond des choses, Quintilien en loue l'inspiration morale {plurimum moribus confert) : cette appré-