Quintilien, InsL or., X
4. In parte operis aureo plectro merito donatur qua tyrannos insectatus multum etiam moribus confert,
5. ... Ka\ Tcpb ÀndtvTcov tb tûv tcoXitixcov icpaYptaTcov ^6oc* itoXXaxoO YoOv tt tic TO (jiTpov icepiéXoi noXttixV âv rtc svipoc ^T)Topcîav (mss. et édit. pTjTopixYjv.»» itoXixeiav). Cf. Quintilien : plerumque oratori similis.
ciation pouvait être justiGée en partie par ce que le poète y disait sans doute du prix de la liberté et des maux causés par le despotisme:
f.es hommes courageux sont le rempart de la cité ^
Mais ce qui nous frappe aujourd'hui surtout dans le petit nombre de ces vers, c'est la violence de Tesprit de parti et Tardeur deTinvective. Strabon, d'ailleurs, en jugeait déjà de la même manière : car il parle des insultes continuelles jetées par Alcée à tous les maîtres de Mitylène, au sage Pittakos aussi bien qu'aux tyrans véritables, quoique le poète lui-môme ne fût pas pur d'entreprises analogues ^ La mort du tyran Myrsilos lui arrache un cri de joie sauvage :
C'est maintenant qu'il faut s*enivrer, maintenant qu'il faut boire à outrance, puisque Myrsilos est mort 3.
Même passion contre Pittakos, qu'il insultait dans un scolie :
Le misérable Pittakos, dans la cité divisée et malheureuse, a été l'ait t^ran au milieu d'un concert d'éloges *.
Le plus long des fragments d' Alcée est consacré à la description d'une demeure où l'on s'apprête pour le combat; s'il s'agit là, comme on le croit généralement et comme cela semble probable, d'un combat contre le parti adverse, on peut dire que jamais la guerre civile n'a inspiré enthousiasme plus féroce :