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2. Dans son c:ranil ouvrat^o intitulô Di^ Kunstfonnen der gric^h. Poésie (4 vol. 1S0S-1ST2). Voir surtout le t. I {die Eurythmie), p 44 et sniv., et le t. IV {Grierh, Melrik), p. 314 ot suiv.
3. Cf. au.s>5i Christ, Melri/:, p. lOl-lOi; ot Mor. Schuiidt. Uebcr den If au der Pindiwisnlien S/ropheUf Loip/i<^, 18S2.
4. Outre les ouvru^'oa de niôtrifpio cités pn''C<^«lcmment, je dois rappeler les travaux déjù anciens, mais rf stés classiques, do G. Ilermann (FAetneula roi me/rirn;), et surtout de Hu'cklî {De melris Pindari^ en tôto do son édition do J'indare). .!•; si{,nialerai aussi, parmi les ouvrages récent.s, la Melrica firecn e lalina do Zambaldi (Turin, 1882). le nouveau travail de Westplial, Die Musik der Grierhen (1883), puis les deux exc».'ll«Mils petits livres do MM. Louis Havet (Cours élèmeniaire de mé-
Ajoutons seulement, pour en finir avec ces indications tecliniques, que les strophes à leur tour pouvaient se grouper de diverses façons. Tantôt une série de strophes toutes semblables se suivaient et formaient ainsi comme un « système » de strophes ; tantôt des slroplies différentes s'entremêlaient suivant des combinaisons variables : la plus simple de ces combinaisons, la plus répandue, et la plus belle peut-être, est celle dont on attribue Tinvention à Stésichore, et qui consiste à former les strophes en groupes de trois, dont les deux premières sont semblables entre elles tandis que la troisième est différente.
Nous pouvons maintenant revenir à la question posée plus haut, et essayer d'y répondre brièvement. Est-ce dans la musique, est-ce dans la poésie que réside surtout la différence entre le lyrisme primitif et le lyrisme savant des âges classiques ?
Si Ton compare les rythmes et les mètres de Pindare, si riches, si variés, avec ce que pouvaient être ceux des chants lyriques antérieurs à Terpandre, la différence est immense. Les chants populaires, en tous pays, ont l'haleine courte ; ils s'en tiennent à des combinaisons métriques simples, un peu monotones : de petits vers, presque tous semblables, s'enchaînent les uns aux autres; de temps en temps, une modification légère du mètre, correspondant à un changement dans la mélodie, marque la fin de la strophe. Bien que nous n'ayons rien gardé du lyrisme primitif grec, on ne peut douter qu'il ne présentât les mêmes caractères. Les progrès de la mé-
irique grecque et latine, 2« édition, 1888), ot F. Plossis [Métrique grecque et latine, 1880). Les Essais di* métrique grecque de M. Oiaignet (Paris, 1887) sont un ouvrage savant, dont on acceptera difficilement la méthode et la doctrine.