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5. Sur le dithyrambe, cf. Hartnng, Veher d. Dithyramboa, Philologus, 1846, t. I, p. 401-405; Gastcts, article Dlthyramhm, dans le DiC' tionnaire des Anliquilés de Darembcrg et Saglio, t. III.
$i0up«[jiêo; et Optaji.6o;, si souvent accouplés par l'usage *. Or Optaiiiëo;, qui apparaît en latin sous la forme triumphuSy est probablement antérieur à la séparation des deux races. Dithyrambe est donc, scion toulo apparence, un mot très ancien, et il n*y a pas lieu do s*étonncr que le sens en soit obscur ^ L*ftge du mot n'implique pas d'ailleurs nécessairement celui du genre, car il a pu s'appliquer d'abord à quelque chose d'un peu différent'. Le dithyrambe est un genre dionysiaque. Or Dionysos, suivant Hérodote ^, est le plus jeune des dieux grecs : aux temps homériques, il n'a pas encore sa place dans l'Olympe ionien ^. Le dithyrambe populaire, quoique plus ancien que le dithyrambe littéraire, est donc probablement pos* térieur par son origine au ix* siècle.
La patrie du dithyrambe n'est pas mieux connue que l'élymologie du mot qui sert à le désigner. Dans la période classique, on le voit briller d'un vif éclat à Corinthe, à SIcyone, à Thèbes, à Naxos, à Athènes. C'est assez dire <]u'il était partout répandu. Les premières de ces villes se disputaient l'honneur de l'avoir vu naître, et Pindare
1. 6pia{jL6o8tOvpa{i6î. dit Pratinas dans une apostrophe à Dionysos (Athénée, XIV, p. 617; v. 19).
â« L'hypothèse In plus récente est celle que M. de Wilamowitz- Mœllendorf vient d'émettre dans son livre intitulé Euripides Herakles (2 vol., Berlin, 4889). Ce savant (t. I, p. 63) ponse que a îiÔûpapiSo; signifie étymologiquement un 6upa{jL6oc (ou OpiaiiSoc) divin, c'est àdire particulièrement beau et divertissant, » — ^Oer dithyrambos dem worlsinne nach nur einen gôUlichen, d. h, besonders schônen oder erfreulichen ô-jpaiJLSo; bedeutet)^ — et il compare, au point de vue de la formation, les mots SticôXta, At<7fa>Tr,piov, AtxcTac (= Atixéraç). Si Ton admet cette étymologie qui est séduisante, il faudrait du moins traduire, selon moi, non pas « un OOpafxSo; particulièrement beau, « mais un « 6-jpa{i6o; en l'honneur des dieux, w par opposition aux danses guerrières ou simplement récréatives.
- 3. Par exemple, à certaines danses passionnées en Tlionneur des .dieux.