‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 220 sur 467 · Decharme, Mythologie, p. 43i · texte numérisé non relu

Decharme, Mythologie, p. 43i

lui-mâmc, suivant un scholiaste, semblé avoir défeùdu tour h tour les prétenlions de chacune de celles où lo hasard conduisait ses pas ^ Mais quelle que soit la cilé grecque qui, la première, ail exécuté solennellement des dithyrambes, il est évident que Torigine proprement dite du genre doit être en grande partie cherchée au dehors, soit du côlé de la Thrace, qui a largement contribué à la formation du culte de Dionysos en Grèce, soit du côté de la Phrygie, dont la marque propre est très aisément reconnaissablo dans tous les détails de Texécution dithyrambique ^.

Le dithyrambe est un des genres lyriques qui ont le plus changé avec le temps. Il est donc nécessaire, quand on essaie de s'en faire une idée d'après les témoignages des anciens, de faire grande altention à la période de son histoire que ces témoignages concernent. Il n'est pourtant pas trop difficile d'en démêler les traits principaux.

C*estune composition lyrique très anciennement consacrée à Dionysos. Delà un caractère d'agitation, d'enthousiasme tantôt joyeux et tantôt sombre, qui convenait au dieu de l'ivresse. « Le dithyrambe, dit Proclus ',est plein de fougue. » La légende de Dionysos était riche en péripéties dramatiques. La vie et la mort du dieu, avec tout ce que l'influence de l'Orient avait peu à peu ajouté de broderies au canevas primitif, provoquait l'expression des sentiments les plus variés, depuis la joie bruyante et naïve des vendanges et du cômos, jusqu'aux lamentations passionnées qu'inspirait la mort d'un dieu jeune.

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