‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 222 sur 467 · Hérodote, V · texte numérisé non relu

Hérodote, V

2. Suidas, v. OJ8av woo; A.ivuffov. Si le sujet, pourtant, dans la tragédie attique, ne tenait plus à la légende do Bacchus, il est à remarquer que l'occasion des représentations de celte sorte était d'ordinaire une fête dionysiaque. Quant au dithyrambe proprement dit, il semble bien que l'exemple de Sicyone ait été plutôt exceptionnel, et que Bacchus ait, en somme, gardé plus souvent la première place dans le dithyrambe qu'Apollon dans le péan.

3. Elle se rencontre déjà dans Archiloque, fragm. 71. Dans Aristote, Poét.^ c. 4, les auteurs de dithyrambes, les poètes dithyrambiques primitifs sont appelés ol ê^apxovrcc tov 8iO\Spa{jL6ov.

strophe, naturellement fort courte (un vers oU deux peutêtre), et le chœur, après chaque strophe, ou la répélait ou chantait un refrain en dansant. Le chant du poète était à peu près improvisée Le péan, nous l'avons VU| s'exécutait de la même mnnière, bien qu'avec un caractère poétique et musical différent. Mais cette forme toute primitive ne dura pas. Nous savons par Âristote qu'un peu plus tard, mais à une époque encore ancienne et qu'il oppose à son propre temps, la strophe dithyrambique était chantée par lochœur tout entier ^ : c*est le changement qui s'opère aussi pour le péan quand celui-ci devient littéraire; c'est la réforme capitale qui met une ligne de démarcation très nelte entre les chœurs improvisés du lyrisme populaire et ceux du lyrisme savant, formés par des poètes qui s'appellent désormais des « maîtres de chœur », des chorodidascales ^ Les choreutes, hommes faits ou enfants S paraissent avoir été toujours nombreux dans le dithyrambe : dans la période attique, ils furent régulièrement au nombre de cinquante \ Ils étaient disposés en cercle, d'où le nom de chœur cyclique^ -, l'espace du milieu restait videMJne danse rapide, la /t/rôas/^, emportait les chœurs dans une sorte do ronde, presque toujours au son de la

1. Aristote dit [Ion. cit.), quo la tragédie primitive, au moment où elle sortit du dithyrambe, était improvisée (aÙTo<rxe8ia(mxr,c Ycvo|jivT)ç).

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