‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 305 sur 467 · Schœmam, Griech. AUerlhumer, t. II, p · texte numérisé non relu

Schœmam, Griech. AUerlhumer, t. II, p

5. Par exemple la xiv« Olympique ot la n« Nôméenne, qui, formées de strophes semblables entre elles, sans ôpodes, paraissent conveair mieux que d'autres au mouvement d'une troupe en marche.

porte de la demeure ^ et chantait en plein air ou sous des portiques ; tantôt c'était dans la salle môme du festin, autour de la table ^ que la voix des jeunes gens et les sons de la phormix ^^ souvent môles à ceux de la flûte *, s'élevaient en l'honneur de Thôte victorieux. Un temple, le prytanée d'une ville, une place publique pou* vaient aussi servir de théâtre à ce genre de fêtes. Quand le vainqueur était un très riche personnage, un roi, un tyran, il n'était pas rare qu'il fît composer plusieurs odes pour célébrer un seul succès : ainsi Arcésilas de Cyrène, Agésidamos de Locres, d'autres encore. En pareil cas, le sujet restant le môme, le temps et le lieu changeaient.

Tel était donc le cadre du poème : une fôte publique ou privée, amenée par une victoire agonistique . Le poème lui-même s'y accommodait librement.

La première loi de la composition lyrique^ surtout dans répinicie, est une loi de variété. « Les hymnes élogieux, dit Pindare, volent comme labeille d'un sujet à l'autre ^ » Sans cesse il compare ses hymnes à des couronnes de fleurs variées. Une de ses odes est appelée par lui ce un diadème lydien brodé avec des sons de toutes nuances * ».

Un lecteur moderne est presque toujours disposé h croire que le sujet du poète était chétif et maigre. C'est une erreur. Aux yeux du poète lui-même et de son auditoire, il était le plus souvent vaste et riche : il était

1. 'Eiz' aùX£t«;;e-jpaiç, Ném. 1, 29;ir«pà irp60upov, Isthm. VII (VIII). 3.

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