‹ Histoire de la littérature grecque (volume 3)Chapitre 58 sur 467 · EXÉCUTION MUSICALE · texte numérisé non relu

EXÉCUTION MUSICALE

cité par Athénée * dit que, non seulement les vers d'Archiloquc, mais encore ceux de Mimnerme et de Phocylide étaient chantés ^ Cette manière de s'exprimer signifie qu'après Phocylide les poèmes élégiaques cessèrent d'être chantés. Un autre passage d'Athénée ^ mentionne au contraire ce même Phocylide comme un de ceux dont les vers, n'étant plus chantés, étaient à cause de cela d'une métrique plus correcte : la musique ne couvrait plus les licences de la prosodie; à côté de Phocylide, Athénée nomme Xénophanc, Selon et Théognis comme étant dans le même cas. Ce serait donc vers le temps de Solon, suivant Athénée, un demi-siècle plus tard, suivant Chaméléon, que l'abandon de la flûte serait devenu général; mais tous deux s*accordent sur le fond des choses ^. Bergk essaie d'interpréter différemment le passage d'Athénée ' : c'est se donner beaucoup de mal pour ne pas comprendre ce qui est clair. L'opinion du savant grammairien n'est nullement douteuse : reste à savoir si elle est juste; pour cela, il faut interroger les poètes euxmêmes.

Solon, en parlant de son élégie sur Salaminé, rappelle un « chant », et Bergk remarque que Démosthène, Plularque, d'autres encore, font allusion à ce chant *. Mais Boileau aussi « chantait » par métaphore; il faut se défier des figures de rhétorique ; si nous ne trouvions dans les poètes que des passages de ce genre, nous de-

1. Athénée, XIV, p. 620, C : Ta... 'ApxtXixou, tu tï Mi|ivép|iQu x«\

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