Lois, VII, p. 811. A
3. Eschine, Contre Clésipfi., 73 (p. o25 Roiske) : 6ià toOto Yqp oî|i,ai f,|i,î; Tcaidac ovTaç là; tcôv no'.r,Tà>v Y^t^(i.a; ixjAavOdivgiv îv' àvôpeç ovte; otÙTsT; */p(o|jLeOa.
incnt nous échappent. Voici en résumé ce que nous savons de plus sûr à ce sujet.
Il faut (l'abord mettre à part un grand nombre de morceaux qui portent, pour ainsi dire, la signature de Théognis. Ce sont tous ceux dans lesquels on lit le nom de Kyrnos ou, ce qui revient au même, le nom patronymique Polypaïdès (Gis de Polypaos), qui désigne évidemment Kyrnos ^ Le poète lui-même, s'adressant à son ami Kyrnos, lui dit quelque part - :
0 Kyrnos, j'imprime mon cachet sur ces vers, fruits de mon art: si quelqu'un me les vole, on le saura, et personne ne pourra changer le meilleur contre le moins bon ; mais chacun dira : voici des vers de Théognis le Mégarien.
Le nombre des vers qui sont ainsi mis à l'abri de tout soupçon s'élève à près de trois cents, c'est-à-dire environ au quart du recueil entier.
A côté de ces vers qui sont certainement de Théognis, on peut encore mettre à part une cinquantaine d'autres vers qui ne sont certainement pas de lui et dont on connaît les auteurs véritables : ce sont huit vers de Tyrtée\ une dizaine de Mimnerme *, une trentaine de Solon \
Pour tout le reste, il y a doute. Pourlant, si Ion considère que, même dans les éléjries à Kyrnos, le nombre des morceaux faciles à détacher, et où le nom de Kyrnos ne se trouvait pas., était certainement plus considérable que celui des morceaux où ce nom se rencontrait; si l'on réfléchit en outre que les élégies à Kyrnos n'étaient qu'une partie de l'œuvre de Théognis, et que cependant près du
1. Wolcker en doutait (p. G des Proléqomenes do son édition) : mais cela ressort avec évidence, selon moi, des vers 19-25, 53-57, 183-191.