PHILOSOPHIE
(Teobner), contenant les Lettres, d'après Diogène Laërce, et tes fragments, avec une importante Introduction.
Pour les autres philosophes, dont il ne nous reste que des fragments, les indications nécessaires seront données au cours du chapitre.
IntroductioD. — I. L'Ancienue Académie. CaractèrB général. Speusippe. Xénocrate. Polémoa. Cratés. Crantor. —II. LeLrcée. Caractère général. Théophraste. Eadéme. Aristoxénc. Dicéarqae. StratoD. Lycon. Arislon de Céos. Critolaos de Phaséiis. HiéroDyme de Rhodes. Oléarque de Soles. —III. Écoles de Cyréne et de Hégaro. École cynique : Ménippe de Gadara. — IV. Le stoïcisme. Caractère général. Les fondateurs de l'Ëcoto : Zenon ; Cléantbe; Cliryaippe. La doctrine stoïcienne. La valeur morale dn stoïcisme. Sa valeur littéraim. — V. L'Épicurism". Vie d'Épicare. Ses ouvrages. Méthode et doctrine éiiicaricnnee. Valeur morale de l'Éplcnrisme. Ëpicure écrivain. Destinées uUi'ricures de l'École, — VL Le scepticisme. Pyrrhon. Timon de Plilionte ; Les SÎUei. — VII. La moyenne et la nouvelle Académie. Arcésilas. Carnéade. — VIII. Conclusion.
En abordant l'étude de la philosophie du m* siècle, nous ne sortons pas encore d'Athènes, ou du moins nous y gardons notre principal centre d'observation. Los plus grandes écoles de ce temps sont athéniennes. D'ailleurs, entre les maîtres du iv* siècle et leurs successeurs il n'y a aucune solution de continuité. Après Platon. l'Académie subsiste et se développe : après Aristote, le Lycée continue sa doctrine. Zenon, Épicure, Pyrrhon, sont contemporains des premiers philosophes de l'Académie et du Lycée. Enfta les derniers successeurs de Platon, dans la moyenne et la nouvelle Académie, subissent l'influ-
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36 CHAPITRE II. — PHILOSOPHIE AU III* SIÈCLE ence des nouvelles écoles, soil qu'ils leur empruoteot des idées, soil qu'ils les combattcnl.
La litérature proprement dite a peu de chose à revendiquer dans l'héritage de ces philosophes. Ceci tient & la fois aus ravages du temps et à l'indifférence de quelquesuns d'entre eux pour l'art d'écrire . Mais leur action sur la pensée humaine a été si grande qu'il en est d'eux comme de Socrate, qui, sans avoir jamais écrit, doit cependant lîgurer dans toute histoire littéraire de la Grèce. Nous essaierons donc de tracer le tableau sommaire de leur activité, en nous arrêtant, comme il est naturel, aux écrits ou fragments qui nous en rendent encore témoignage.
Dans l'exposé de leurs idées, il est nécessaire, pour la clarté, de les répartir par écoles, et, sans négliger l'ordre chronologique, d'adopter unordrc avant tout systématique. On se ferait cependant une idée fausse de la réalité si l'on imaginait entre tous ces systèmes des sépationstroptranchées.soit dans le temps, soit dans t'espace. Plusieurs d'entre eux apparaissent simultanément. Tous vivent à côté les uns des autres. Ils s'entremêlent, s'opposent, se modilient réciproquement. Dans cette fourmilière philosophique du m* siècle, il y a une agitation infinie et des échanges incessants. Il est difficile de tout dire, mais le lecteur doit suppléer à ce qu'un tableau sommaire ne peut lui faire voir, en se représentant tous ces hommes comme beaucoup plus près les uns des autres qu'ils no semblent l'être dans nos classifications, forcément artiGciellcs par quelque endroit.
Après la mort de Platon, c'est son neveu Speusippe qui devint le chef de ses disciples. Il le fut pendant huit
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