RISTARQUE
stùenl les sloïcicns. 11 l'entend au sens direct et aaîf, l'explique par lui-même, et connaît à merveille les textes. Mais cela ne veut pas dire qu'il satisfasse entièrement la science moderne, qui lui trouve souvent le goût Liraide et l'esprit un peu étroit '. C'était, par exemple, une étrange idée que de faire d'Homère un Athénien '. Aristarque avait bien vu qu'il y avait do certains rapports entre le génie d'Athènes cl celui des poèmes homériques, mais ni le sens de l'histoire ni le goût ne l'avaient averti de la mesure très restreinte où la chose était vraie. C'est qu'AristarquG, en effet, comme tous ses contemporains, fait mal la différence des temps. En outre, il est plutôt un « humaniste » qu'un érudit : il est assez pou curieux de l'histoire. Dans son commentaire sur Pindare, en particulier, cette insuffisance a été relevée par Bceckh avec vivacité '. Quoi qu'il en soit de ces réserves (et de celles que nous avons exprimées plus haut sur la possibilité de donner un bon texte d'Homère), l'autoritéd'Aristarque fut triomphante dans l'antiquité, et l'Homère que nous tisons aujourd'hui est probablemeiiten grande partie l'Homère d'Aristarque *. De nombreux disciples continuèrent sa doctrine et défendirent sa gloire >, si bien que son nom même est devenu comme synonyme de critique presque impeccable *.