‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 102 sur 514 · Mentionnés par Athénâo, VIII, p. 336, B · texte numérisé non relu

Mentionnés par Athénâo, VIII, p. 336, B

5. Cf. Brzoska, Dt Canone decem oratorum alticorum, Breslau, 1S81.

S. Strabon, XIV, p. 676.

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CRATËS DE MALLOS 139

vés aux confins d'une nouvelle période, caractérisée par des relations de plus en plus fréquentes avec l'Occident.

Tous ces critiques et cesérudits nousachcminent naturellement vers la littérature technique et savante, très abondante dans le monde alexandrin. Le n* siècle, en eiïet, a été un âge d'investigation en tous sens, de progrès, de découvertes parfois considérables. En mathématiques, en physique, en histoire naturelle, en médecine, il a produit une riche moisson d'écrits. Nous ne pouvons guère pourtant nous y arrêter. Non seulement la plupart de ces ouvrages ont péri, mais l'importance iDëmc de ceux qui subsistent est toute scientifique ; ils appartiennent à l'histoire des sciences, non à celle de la littérature. Nous sommes donc obligés de nous en tenir à quelques noms seulement, choisis parmi les plus ^ands ou les plus significatifs '.

Mettons d'abord à part un disciple d'Aristote, Aristoxène, qui est un des premiers en date, et dont les études sont un peu en dehors du cadre des sciences qui viennent d'être énumérées : il s'est occupé surtout, on effet, de théorie rythmique et musicale *. Aristoxène, né

1. Pour U bibliographie complète de cette catdgorie d'ouvragu <t d'écrivains, t. SaBemibl, t. I, p. 700-SS3.

S. Notice dans Snidaa. Cf. aussi C. Uuller (Didot), Fragm. BUI. graer. H, p. 269-m (avec notice blogr.). Les fradmenta dea ouvrages historiques d'Arisloxëne sont seuls recnelUis dans ce volume. Les fMmenÛAarinonifuctontâté publiée par Marquardf Berlin, 1368), et traduits en frantals par Ruelle (Paris, ISTO). Les Èlémtnl* rythmiqtte* (on platât lea fragments qui en restant) ont étâ publiés d'abord par Morellt (17BS) et depnls, par Westphal et Rossbacb, à la fin du tome J de leur MHrik dtr Gritchtn (S* édition). Ct. aussi VeslpbaJ, ArUtoxtnu* ^n roiwnf. Leipzig, 1883 (traduction en allentand avec commentaires).

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140 CHAPITRE III- — BUËTORIQUE, HISTOIRE, ETC. h Tarente d'uDO ramillo de musiciens, se livra d'abord h l'étude pratique de la musique. Son père, Spintharos, était un musicien célèbre. Le jeune Aristoxène fut son élève, puis celui de plusieurs autres maîtres renommés. La philosophie ne tarda pas àl'attirer également. Il codnut d'abord, scmble-t-il, des Pythagoriciens. Mais il vint ensuite à Athènes, au temps oii Aristote y enseignait. H s'attacha aussitôt à ce maître incomparable. On raconte que la réputation d'Aristoxène dans l'école fut assez grande pour qu'il put espérer do devenir scolarque à son tour : mais ce fut Théophraste qui l'emporta, et Ai'istoxènc, dit-on, s'en montra blessé. Quoi qu'il en soit de ces historiettes, ce fut un esprit vigoureux et original. 11 avait laissé de nombreux écrits (4S3, selon Suidas), qui se rapportaient aux sujets les plus variés. Aristoxène fut un des premiers, après Aristote, à donner l'exemple d'un savoir encyclopédique et d'une curiosité insatiable en tous sens. Ses ouvrages philosophiques eux-mêmes avaient un caractère historique et érudit très marqué : c'étaient des traités sur les lois (Nôfioi icxiStuTucot, Nô[ioi TîoitTixoi) et un recueil de Sentences Pythagoriciennes^ . Puis il avait composé, suivant une mode alors naissante, plusieurs volumes de Souvenirs ou de Mélanges, dont les plus célèbres étaient des Propos de rai^e(Sû|jifiixTa oujiTcoTvxdt) . U fut le premier, nous l'avons vu, ou l'un des premiers, à écrire l'histoire des philosophes et des écrivains. Ses Vies des hommes illustres (Bioi àv$pâv),consacréesà Pythagore, à Archytas, à Socrate, à Platon, au poète dithyrambique Téleslès, à d'autres encore que nous ne savons plus, — puis ses écrits Sur les poètes tragiques et Sur les joueurs de flûte, ont été un modèle souvent imité, eomèmetemps qu'une

I. Sur Aristoxèoe philosoplie. t. Burtont TJeberweg, Grundriu der Philosophie der Griechen, S* éd., publiée par Heinza, Berlin. 1891 (p. 252 etauiv.).

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ARISTOSËNE 141

source féconde de renseignements pour la postérité. Ces ouvrages d'Aristoxène étaient encore classiques au temps de Plutarque <, et même au temps de saint Jérôme *. Mais c'est surtout comme tliéoricien de la musique qu'Aristoxène fut une autorité de premier ordre. On l'appelaiL 5 ftouaocôî. Il avait composé, sur cette matière, de nombreux écrits. Les plus importants étaient ses Éléments harmoniques, dont il nous reste trois livres, et ses Eléments r^Mmi^ues.dontnousn'avons plus qucdes fragments, mais très instructifs et très précieux. Aristoxènc avait traité ces sujets en musicien et eu disciple d'Aristote. Il fondait sa théorie surl'analyse directe des faits, qu'il constatait en praticien expérimenté et qu'il étudiait avec la rigueur, la précision, la clarté de style dont son maître lui avait donné l'exemple. D'une nature plutôt sévère et un peu triste, d'un guùt ferme et sobre, il condamnait les aiïcctations do la nmsiqne contemporaine et cherchait à remettre en honneur le grand art classique, celui des Piodare, des Eschyle^ dos Sophocle. Il n'est pas douteux qu'Aristoxène ne fût à la fois un très savant homme et une très vigoureuse intelligence. Comme écrivain, il avait au moins le mérite de la simplicité la plus précise et ta mieux appropriée aux sujets qu'il traitait '.

Les mathématiques pures et appliquées, auxquelles

,1. Plutarque, Moralia, p. 1093, C.

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