LES MÉDECINS ET NATUBA.LISTES
célèbre médecin qui, suivant une anecdote bien connue, découvrit l'amour du jeune ÂDliochus pour sa bellemère Stratonice '. Il avait également laissé de nombreux écritti '. Toute cette littérature médicale ne noua est aujourd'hui connue que par les témoignages des médecins plus récents, en particulier ceux de Galien. Cela suffit pour reconstituer à peu près leur doctrine, non pour les apprécier au point de vue littéraire. Ils firent école l'un et l'autre, et leurs disciples, comme il arrive, exagérèrent les différences qui les avaient séparés : les Hérophiléens dércndirent avec passion la tradition Hippocratique. Les Érasislratéens s'allachèrent aux doctrines nouvelles. Entre les deux écoles, une troisième, dite l'école empirique ou de l'expérience, s'éleva dès le m' siècle, faisant une grande part, semble-t-il, aux remèdes e de bonne femme n, aux recettes traditionnelles et plus ou moins magiques. De là toute une foule d'écrits, aujourd'hui perdus, qui sont cités parfois par les médecins de l'âge suivant. Bornons-nous à rappeler le nom d'Archagatlios, qui fut (en 219) un des premiers médecins grecs établis à Rome '.
A côté de la médecine, nous i trouvons encore, dans cette période, un développement assez remarquable des sciences naturelles et de leurs applications à l'agriculture. On composa alors en abondance des traités fUpt (hipfwv, des ©upîïxi, des AiOuci, puis des rewpywtx *. Varron, au début de son De re rustica, déclare connaître plus de cinquante ouvrages grecs consacrés à des points
TliS<r<Rii d'Hippocrate. (Gallon, XIX, 8t). Cf. Snaemihl, I. p. 787 et