‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 113 sur 514 · Cf. Couat. p · texte numérisé non relu

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HERMÉSIANAX, PHANOGLÉS, ETC. 165

puérilité romaoesque du thème, érudition à la fois pédanlesque et frivole, riche de mots et insoucieuse de la vérité; le tout écrit dans une langue plus laborieuse que vraiment élégante. Il est curieux de rencontrer tout d'abord, dans l'entourage immédiat de Philétas, un exemplaire aussi accompli des défauts qui menaçaient désormais la poésie.

Phanoclès, vers le même temps ', avait composé un poème élégiaque intitulé Les amours, ou les beaux éphèbes CEfWTî; r, xaXoi), Il y racontait, comme Hcrmésianax, en vers élégiaques, d'antiques légendes. Vingt-huit vers sur la mort d'Orphée, qu'il attribue à la jalousie excitée chez les femmos thracos par l'amour du poète pour le beau Calaïs, nous ont été conservés par Stobée *. Le morceau ne manque pas d'une certaine grâce mélancolique : on comprend qu'il ait pu inspirer Virgile. Les deux premiers mots du fragroeotj ri ûf... (ou comment...), imités du célèbre ri oïi) d'Hésiode^ laissent encore entrevoir le procédé de composition, la forme d'énumération artificielle.

Alexandre d'ÉtoIie est encoreun de ces fondateurs do l'élégie alexandrine et probablement un des disciples de Philélas '. Comme Philétas, il était grammairien et poète. Philadelphe le Qt venir à Alexandrie pour travailler à l'organisation de la bibliothèque : c'est à lui que fut confiée la révision des œuvres tragiques *. Ses œuvres poétiques étaient variées. Il avait composé des

\. Cléraent d'Alu.. Strom. TI, p. 1M). Cf. Coual, p. 96.

î. Stobée, Ftorileg., LXIY, H. CI. Anlhot, de Jacobs, 1. 1, p. iOt.

3. Soid&E, 'AUiovGpa; Akul&c Cf. Couat, p. lOS-ilO. — Suseinihl {1, p. 161), après Meineke, croit le reconnaître dans le Tityros dont parle nu peraounage de Théocrite (VII, 72).

4. Anonyme De Comctdia, dans las Anecdola de Cramer, I, p. 6.

jM,Googlc

166 CHAPITRE IV- — LA POÉSIE ALKXANDRI.-JE tragédies qui lui valurent l'honneurd'étre compté parmi les poètes de la pléiade. L'un de ses drames, les Joueurs d'osselets { 'A.irrpa.yoïXvnaii), mettait en scène la mort du fils d'Amphidamas, tué par Patrocle & la suite d'une querelle de jeu <. On lui attribuait aussi des poèmes intitulés : Phénomènes {*aiv6[i.(va), Crica (KpU»; sujet inconnu, et authenticité douteuse^). Le Pécheur ( 'A>icû{ ; mythe de Glaucos ') ; puis deux recueils d'élégies, Apollon * et Les Muses ^, où il racontait, à peu près conunc ses prédécesseurs et ses contemporains, des légendes amoureuses '. Un fragment de trente-quatre vers, tiré de Y Apollon, est une prophétie où le dieu raconte par avance les tragiques amours d'Anthée et de la femme de Phobies. Le morceau révèle un versificateur habile et curieux plutôt qu'un poète vraiment ému ^

A côté de Philétas et au-dessus des poètes dont nous venons de parler, se place Asclépiado de Samos, leur contemporain *. C'est à lui que Théocrile, dans la vu* Idylle, fait allusion sous le nom de Sikélidas de Samos '. On peut conclure de ce passage qu'Asclépiade était un peu plus âgé que Théocrite et que celui-ci le considérait comme un maître. Il avait composé des

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