WyU. ni, 8; XIV
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I3 savent que Pan est irritable à midi, que la vue des oups fait perdre la parole, que le mensonge fait pousser in boulon sur le nez du menleur. Ils consultent les sor ;iers et les vieilles femmes qui ont des remèdes pour ous les maux, des secrets utiles pour toutes tes occur- *enccs. Ils sont alteutifs aux présages : un Iremblenieot laos l'œil est signe qu'on va voir quelque chose'. Il faut juelquefois cracher par dessus son épaule pour conjurer c mauvais sort. Quelques-uns sont des esprits prosaïjues et terre à terre, contents de leur tàciie de chaque our; ceux-là sont surtout des moissonneurs *. Même es pâtres se plaisent à bavarder sur des riens ^. Le dus souvent, ils sont amoureux : ils aiment Amaryllis, a noire et maigre Bombyca, ou de beaux éphèbes. Kd lutre ils sont poètes et musiciens. Ici encore, nous l'a- 'ons vu, la réalité sert de point de départ à Théocrite, nais elle est aussitôt dépassée. Il refait les chants de es bergers, cl il les refait en grand poète. Parmi ces liants, les uns sont consacrés à leurs amours : l'un les plus jolis est la chanson que Battes fait entendre n l'honneur de Bombyca :
Muses de Piérie, thanlez avec moi la délicate enfant. Car 3ut ce que vous touchez, 0 déesses, vous le rendez beau.
Gracieuse Bombyca, tous t'appellent Syrienne, maigre et irdlée du soleil : moi seul je te dis blonde comme le miel.
La violette aussi est noire, et l'hyacinthe gravée : cependant, our les couronnes, on les cueille d'abord.
La chèvre court après le cytise, le loup après la brebis, la rue après la charruei et moi je suis fou de toi.
Je voudrais être aussi riche que l'était Grésus, dit-on; nos tatues, toutes en or, se dresseraient pour Aphrodite;
Toi avec tes llûtes et une rose ou une pomme ; moi en cosjme neuf avec des chaussures d'Amyclées.