‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 122 sur 514 · THÉOCRITE; L'ES SYRACVSAIN ES · texte numérisé non relu

THÉOCRITE; L'ES SYRACVSAIN ES

Gracieuse Bombyca, tes pieds sont des osselets, ta voix, une morelle; ton air, je ne le p«ux dire '.

D'autres chants de bergers sont consacrés à des légendes populaires de la Sicile, en particulier à celle du beau Daphnis, aimé de la Nymphe Nais, mort à la tleur de l'âge et pleuré de toutes les divinités champêtres ^. Alors le ton s'élève et le grand poète qu'est Théocrite peut se donner libre carrière.

Par là, en outre, il est conduit naturellement k faire entrer le mythe, d'une façon plus directe dans l'idylle, selon l'inslinct de la poésie grecque. Daphnis devient à son tour un personnage des mimes rustiques : ce n'est plus le berger réel et contemporain, c'est une sorte de berger mythique et idéal *. H en est do même de Polypbème, le Cyclope, qui n'est, dans la VI* Idylle, que le sujet d'une chanson rustique, mais qui devient, dans la XI*, le chanteur lui-même. L'idéal ainsi et la poésie pure, 30US leur forme tradition nelle^du mythe, entrent de plain pied dans le mime rustique.

Ajoutons enfin qu'une fois, dans la première Idylle, un autre motif cher aux Alexandrins, la description des œuvres d'art, est accueilli par Théocrite : le chevrior oGte à Thyrsis une coupe « profonde, enduite de cire parfumée, à deux anses, toute neuve, et qui sent encore le travail de l'artiste. » Sur cette coupe, des scènes rustiques ont été ciselées. Le poète s'amuse à les décrire. U fait là, à sa façon bucolique, son « boucher d'Achille. »

A côté de ces idylles franchement rustiques, les Syracusaines forment à beaucoup d'égards un genre à

t. Hyii. X,«-31.

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