I>at« exacte Incounoe. Cf. Couat, p. 3i
S^afAo/. Palat., XI, 375DKaïXi|i>xo(, » xiSaptis, i« niiyviav, i E>1iv'f>; lav; -~ Aïcia; i Tpi4'>î ■ Afiia KaXkiv.ixo-J '{ Cette épigramme ' ne me parait pas. en général, avoir été interprétée avec assez de ' précision : je crois que KaX)ii|uixo; dans le premier vers, doit être pris ntmtae ane sorte de nom commun dont la définition suit, ainsi qus dans an lexique ; c'est une plaisanterie de philoloRue. Noter auasi le jeu de mots q.ui -résulte do rapprothemenf de A'iio; «t Afn». I
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signiiiait « onlure, jouet frivole, lêle de bois »; et Calli maque écrivit l'Ibis, où il semble avoir comparé ma adversaire à cet oiseau, que l'imagination populaire accusait de pratiques répugnantes, et qui, en outre, était consacré à Hermès, le dieu des voleurs '. Ceci se passait tout à fait à la fin de la vie de Callimaque, qui mourut BOUS Évergète ', vers 23S probablement ; il avait alors environ soixante-dix ans.
Callimaque fut aussi célèbre comme érudit que comme poète. Ses écrits en prose, selon Suidas, s'ôTevaient à plusieurs centaines. Nous avons déjà mentionné, dans un autre chapitre, les plus considérables d'entre eux : ses fameux Taé/eaux bibliographiques (fltvxKEî), ses recherches historiques et curieuses en tout genre. Nous n'avons pas à y revenir, sinon pour rappeler ce trait essentiel de sa physionomie, l'érudition laborieuse et infiniment variée : ce trait se retrouve en efifet dans ses poèmes et on ne peut les bien comprendre si l'on ne songe d'abord qu'ils sont l'œuvre du plus savant homme de ce temps.
Ces poèmes eux-mêmes étaient nombreux et variés. Il avait écrit « dans tous les mètres, » dit oaïveinent Suidas, qui énumère avec admiration la liste interminable des genres divers auxquels appartenaient ses poèmes, ou leurs titres spéciaux. Il y avait des tragédies, des comédies, des drames satyriques, des chants lyriques proprement dits, des hymnes héroïques, des poèmes iambiques, des choiiambes imités d'Hipponax, surtout des poèmes élégiaques en grand nombre, des épigrammes, et même une épopée (d'un genre spécial, il est vrai], VBécalé. Les plus célèbres do ces poèmes, les plus lus du moins, paraissent avoir été, avec VBécalé, les hym-
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nés, certains poèmes cicgiaques, et les épigrammes. Des œuvres dramatiques, il n'est resté aucune trace. Des chants lyriques, il ne subsiste que peu devers, recueillis par l'Anlhologie parmi tes épigrammes. Six hymnes, dont un en vers élégiaques, sont arrivés jusqu'à nous, avec soixante- treize épigrammes, et quelques fragments de VBécaté 1 . Le plus considérable des poèmes élégiaques de Callimaque était un ouvrage en quatre livre» (AÏTia) c'est-à-dire les cotises, ou, si l'on veut, les origines; sorte de corpus érudit et poétique, recueil de vieilles légendes grecques se rattachant à l'origine de certaines villes, de certaines familles, parfois peut-être de certains usages. Il nous en reste fort peu de fragments textuels. Essayons de regarder d'un peu plus près les débris de la gloire poétique de Callimaque.
Chez un poète aussi savant, on ne sera pas surpris de trouver une théorie littéraire très arrêtée. Callimaque est un chef d'école : il sait parfaitement ce qu'il veut faire et ce qu'il veut éviter. La querelle avec ApoUonios, survenue dans ses dernières années, n'est que l'explosion dernière et violente d'une lutte poursuivie pendant toute sa vie contre des tendances littéraires qu'il condamne. Après tant de siècles do littérature, la force de la tradition était immense : beaucoup d'esprits devaient se contenter de marcher sur tes tracesdcs maitres, et de refaire, après Homère, des Ilîades, après Anlimaque, des Lydés. Callimaque n'est pas de ces imitateurs dociles; il a le mérite de sentir qu'en art on ne fait rien qui vaille, si l'on ne sait donner une note originale et neuve. « Ne suivons pas, disait-il, les traces d'autrui'. » Et encore,
1. Ceux-ci récemmeat découverte sur dos tablettes eD bois. V. plu bat.
l. Fragm. 293.
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dans une ôpigramme ' : « J» hais le poème cyclique', la route banale où tout le monde passe; je ne bois pas à la fontaine publique ; les choses populaires me dégoûtent... » Cette idée juste l'entraînait k des appticaUoas particulières qui n'étaient pas toutes incontestables. Les auteurs trop admirés le mettaient en déCancc. Il semble avoir préféré Hésiode à Homère '. 11 traitait dédaigneusement Archiloque*. il raillait les poètesdithyramhiques^. La Lydé d'Àntimaque, si vantée, lui semblait, non sans raison peut-être, lourde et sans Bnesse •. Il allait jusqu'à prescrire en généra! les longs ouvrages : il disait qu'un gros livre était un grand mal '. El encore : « Je n'aime pas le chanteur dont les chants sont plus vastes que ta mer '. » 11 aurait signé ces vers de Théocrîte : « Je déteste ces oiseaux des Muses, dont levain habillée s'épuise k lutter contre le chantre de Chios*. o Son idéal est donc aisé à déterminer : il veut des poèmes courts, franchement modernes, ciselés avec art, où un goût difficile et une curiosité savante trouvent une complète satisfaction. Comment l'a-t-il réalisé? Avec beaucoup d'art eQ effet, mais un art qui exclut trop souvent, sinon toujours, la sincérité et ta grandeur de l'inspiration.
Les six Hymnes qui nous restent de Caliimaquc ont été composés à des époques et dans des circonstances
l.Anthol.Pai.. XII, t3.
s. C'est-à-dire le poème banal ; nuxlixd; el xuxliixûc, dans la langue des grammairiens alexandrins et des scoliasteB, veulent dire : d'une manière convenue, banale. CF. Coiiat. p. 503.