LYCOPHRON
sirieux de la pensée et de la sîncérilé du sentiment, il se trouve toujours quelques excentriques pour chercher, dans des combinaisons bizarres de vocables obscurs, un plaisir qui tient peut-être de la musique ou du rêve, mais qui n'a certainement plus rien de commun avec le boD sens. Cela se voit de tout temps et en tout pays. \ Alexandrie, l'initiateur de cette extravagance fut Lycophron, surnommé a l'obscur. »
Lycophron était né à Chalcis, en Eubée, vers la fin du iï' 3i^cle ' . Il vînt à Alexandrie comme tant d'autres, attiré par l'éclat de la cour de Philadelphe, et y conquit une grande réputation comme poète tragique et comme énidit. Il compo.sa en prose un écrit étendu Sur la comédie*. Nous connaissons les litres et quelques fragments d'une vingtaine de ses tragédies et d'un drame satyrlque ÏDtitulc Ménédème^. Il fut compté parmi léaécrivaitifi de la 0 Pléiade o tragique alexandrine.'
Mais il doit surtout sa célébrité à l'étrange poème intitulé Alexandra. C'est une sorte de prodigieux coupIM, tragique, de li74 vers, oi"i une esclave, !temblo-t-JI, rapporte à un interlocuteur inconnu, après «juelqQeà vers d'introduction, des prophéties d'Alexandra, c'ostà dire de Cassandre, Hlle de Priam. Ces prophéties s'éteodent jusqu'à la période alexandrine, ce qui a permis ui dernier éditeur de placer la composition de l'oufvrageen 274; mais cette date, à quelques années près.
I. N'otire de Suidas ; Vin anonyme, datia WeBtarmann. Binffi^i,, p. lii. cr. Snsemihl, I, p. 272-179, et «Urlout l'IalrbduQttOD de tlo)iiDger, en tele de son éditioD el traduction de VAUzandra, Leiiiiig, lias. Cf. aussi P. Couïreur, Rtmie criliiiuf, ISBfi,'!. p. S=7, Nf. BalCs, dans !ea Hartai-d Sludiet in clauic<il Phttaloglj, Boston, t, Tl, (TAe ioUof Lycophron), place la naissance Ab poète «n MO. et sa mort ym 250.