I. Pausanias, IV, S, 1 et suiv
!. Id., IV, 18 et ».
3. Cr. Théod. Beioaoh, Di Arefiia poeta, Paris, 1893(ckv( neDls en appendice).
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246 CHAPITRE IV. — LA, POÉSIE ALBXANDRINE poème didactique ' . Le seul fragment de quelque étendue qui on subsiste a bien le caractère didactique ; c'est une description des cinq zones, écrite avec une élégance un peu sèche *, dans le goût d'AratoB, et imitée par Virgile '. Mais nous savons d'autre part que le poète y racontait l'enfance d'Hermès, comment il Gt jaillir la voie lactée dans le ciel en mordant le sein d'Héré, ses larcins, ses voyages, la découverte de la lyre *, De sorte qu'on peut se demander si l'œuvre, dans son ensemble, n'était pas surtout une petite épopée de genre, selon la poétique de Callimaque, avec certains épisodes d'un caraclère descriptif et didactique.
Nîcandre, au contraire, né à Colophon vers la Gn du III* siècle, est un poète franchement didactique, mais franchement médiocre '. Il nous reste de lui deux poèmes, les 67ipiocxâ (958 vers), sur les morsures des bêtes et leurs remèdes, et les 'A>,eÇiçàp[xaxa (630 vers), c'eslà-dire les « contre-poisons '. » Ce sont de plates compilations, dont la conservation n'est nullement due à leur mérite littéraire. Nicandre avait en outre composé un certain nombre d'autres ouvrages, les uns en prose, les autres en vers, sur des sujets d'histoire et de géographie {Kokai^iaxÀ, BiiSxucâ, etc.), et sur des sujets d'histoire naturelle (rïupyixx, Utkviaaufr[txi, etc.). Les fragments fort courts qui en restent montrent seulement
1. Sur ÉratoBthAne BD général, cf. plus haut, cb.U, p. 130 et