Giorg. I, *37. Cf. Anln-Gelle, XJII
jM,Googlc
348 CHAPITRE IV. — LA POÉSIE ALEXANDRINK pour Gallus ' : c'est un recueil de légendes relatives à des aventures d'amour qui aboutissent d'ordinaire à des catastrophes et à dos molaniorplioses ^. Ce n'est d'ailleurs <)u'une compilation sans prétention littéraire, un recueil de sujets à mettre en élégies; Partliénios préparait des matériaux à son ami et ne visait à rien de plus qu'à être utile. Comme poète, il avait composé des élégies mythologiques dont nous ne savons guère que tes titres ( 'AçpoStm, Ar)-o;, Kpiva^ôpot; '), des chants de deuil en vers élégiaques (i-ixr.SEia), une sorte d'épître à un inconnu (ù;/.vo; rpoTe[Aî:Ti)tiî) et de petits poèmes en hexamètres JM8Tot;j,opç(ii«i;, 'Hpxxî>ïi;), où l'on peut voir, si l'on veut, des épopées, mais qui devaient ressembler beaucoup, par leur inspiralîuD générale, à ses élégies proprement dites : c'étaient toujours sans doute des histoires d'amour et des légendes romanesques ou bizarres. Il les racontait longuement, selon Lucien * : comme Euphorîon, comme Callimaque, il avait à sa disposition un riche trésor de mots, et il en abusait. L'influence des premiers alexandrins était donc encore toute sensible et présente dans ses œuvres, d'où elle allait se transmettre, presque sans intervalle, à Ovide,
Théocrite aussi eut ses fidèles. La poésie bucolique devint, après lui, un genre littéraire consacré : on mit en scène les bergers, on chanta leurs amours, on célébra les divinités rustiques. Par l'auteur de l'Oarislyi, par Bion et Moschos, la tradition se continue presque jusqu'à Virgile.
L'auteur de la pièce intitulée Oaristijs {causerie,
1. Publié dans les Scriplore» trotici de Hercher, 1. 1. [Berlin, 1858). etdansl>>3 Mythogra/ihi ^l'orcide laBibl. leubDer. 1.II, Tubc. I, 18H. î. Cf. Rohde, Grieek. -Boman, p. 93-95.
3. Ce Crinacoras est proba blême ni le poète de l'Anlkologir.