Eniîifioî, V
jM,Googlc
BION> MOSCHOS 25L
Bion était de Smyrne '. Il est rangé unanimement parmi les poètes bucoliques. Lui-même parle de ses bucoliasmes *, et te Chant funèbre attribué à Moschos l'appelle BûxoXo; '. Lea dix-sept morceaux qui nous restent sous son nom, et dont plusieurs sont des fragments, nous permettent seulement d'entrevoir le vrai caractère de sa poésie. Le plus long do ces morceaux est un Chant funèbre en thonne.ur d'Adonis ('EntTxfiof 'AÎûviSo;), évidemment inspire par le tableau qui termine le» Syracusaines. I<e poème de Bion est censé destiné à une fête d'Adonis *. C'est une longue plainte entrecoupée de refrains, & peu près comme te chant funèbre de Théocrite en l'honneur de Daphnis dans la l** Idylle. Le sentiment en est aussi sincère qu'il pouvait l'être dans un poème de ce genre, ta langue pure, le style d'une simplicité étudiée qui n'est pas sans grâce. Il y a, chez Bion, des qualités d'émotion et d'harmonie qui sont d'un véritable poète. Les fragments VI et XV mettent en scène des bergers qui dialoguent entre eux. Les autres morceaux, qui n'ont guère le caractère bucolique, nous montrent en lui surtout un homme d'esprit et un poète de l'amour. Le fragment II est une jolie fable, d'un tour tout alexandrin, où un enfant, prenant un Eros ailé pour un oiseau, cherche & s'en emparer; UD vieillard, qui l'aperçoit, lui dit en souriant :
Laisse là tu ctiasse, ne poursuis pas cet oiseau , fuis pluLAt : c'est une béte redoutable. Plaise au ciel que tu ne l'attrapes pas, quand tu seras liomme' Cet Ëros, qui te fuit aujourd'hui et saute loin de ta main, de lui-même alors venant soudain Ters toi, se posera sur ta tôle.
1. Snidaa, 6i6xp(Ta( (•.. S|iupvaTo(. Ix Ttvot x'^ftt'.nv xaXou^vou 4)MTTit). Il mournt empolsoDDé par ud ennemi, s'il faut en croire l'EiiTâftcK, T. 116 et saiv.