Aréopagil
î- Ces âludes formeDl la majeure partie des extraits subsistaots du liïre VI.
î. Polybe. XVin, 28-33.
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qu'il étudie, les nations et les cités. Polybc sait à merveille que ces formes de gouvernement, dont il analyse avec tant de soiri tous les ressorts, sont moins des mécanismes fixes que des organismes vivants, sujets par conséquent à se transformer et à mourir. Une cité n'esl pas moDarchique, aristocratique ou démocratique à perpétuité. Ces diverses formes se remplacent les unes les autres suivant un rythme régulier ', et, dans'l'évolulion de chacune d'elles, il y a des périodes d'accroissement ou de déclio fort importantes à considérer, si l'on veut mesurer avec exactitude les forces respectives des peuples. Au temps de la guerre d'Annibat,Romeétait dans sa pleine maturité, Carthage dans son déclin : de là une différence inévitable dans la vigueur de leurs résolutions, toutes choses égales d'ailleurs '. Cette lot inflexible d'évolution (xvxx-jK>b>3t; ') s'applique à tous les peuples. Rome elle-même n'y échappera pas : elle est florissante aujourd'hui; mais déjà les germes de mort sont à l'œuvre, et un jour viendra où ils achèveront de détruire la constitution qui a fait sa force *. Ici encore, il est permis de chicaner Polybo sur certains détails de ses théories. Il semble quelquefois trop sur de son fait. II attribue à ses lois, trop simples, une rigueur trop « mécanique », selon le mot de Fénelon, et ne tient pas assez de compte peut-être de la complexité des choses et de la variété des circonstances. 11 n'en est pas moins vrai que ce puissant effort pour dominer le délait des faits et pour ramener les contingences à une nécessité supérieure, est souvent aussi clairvoyant que hardi. Dans l'ensemble, il a presque toujours raison. A force de croire à l'empire des lois historiques, il devient pres-
l.PoIybe, VI, 5-tf.