RHÉTORIQUE
cbioe do Milot, d'ailleurs incoonus^ comme les maîtrcB de cette éloquence dans son temps. — D'autres s'attachèrent à llypôride, dont la facilité spirituelle et brillante avait plus de séduction que l'àpreté de Démoslhène. L'initiateur do ce mouvemeot paraJl avoir été un certain Mônéclès, d'Alabaoda en Carie, qui fut le maitre d'Apollonios al de Moloo ». Ceux-ci à leur tour furent les célèbres rhéteurs de Rhodes. Le second surtout doit une partie de sa gloire à ce qu'il fut le maître de Cicéron. Venu à Rome en 81, comme ambassadeur, il y donna des séances oratoires. Cicéron l'entendît et, trois ans plus tard, devint son élève à Rhodes *. Molon avait composé des discours, des traités de rhétorique, peut-être des histoires '. Il ne nous en reste rien, maïs nous savons assez bien, par Cicéron et par Denysd'Halicarnasse, quelle était l'originalité de cette école de Rhodes dont Molon est le principal représentant : elle tenait le milieu entre l'abondance Heurie des asiatiques et la nudité un peu grêle des atlicistes de Rome^; elle s'inspirait d'Hypéride et, sans atteindre à sa grâce, n'évitait pas toujours quelque sécheresse '. — Il faut encore citer on contemporain plus jeune de Molon, Apollodore de Pergame, qui vînt s'établir à Rome, où il obtint une grande réputation. César le choisit pour enseigner la rhétorique au jeune Octave '. Apollodore n'avait guère laissé d'écrits, mais il eut une influence considérable p&r son enseignement et par ses élèves, et il n'est pas douteux qu'iln'ait contribué beaucoup à répandre le goût
I. Cicéron, Brulia, ibid. Cf. Strabon, XIV, 855. ApoUonioB était lai.méme fllad'nn certain Molon, et le second Molon s'appelle aussi àpollonjos. De là des contusloos ù éviter.
t. Cicéron, Brutu*. 89, 31S, et 91. 316.
i. et. Snaemihl. II, p. 491-49i.
i. Cicéron. BrutuM. Ï3, SI ; Oivl., S, !5.