Guerre dei Juift, 1. III, ch. ix
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FL. joskph; sa. guehre des JVIFS 437
A partir de ce moment, le rôle public de Joseph était fini. Il semble avoir vécu depuis lors à Rome, où la faveur de Vespasien, do Tilus et de Domîtien lui demeura constante. Vespasienluiconréraletifrede citoyen romain et lui donna, pour l'habiter, la maison qu'il occupait lui-même à Rome avant d'être empereur. En outre, il lui attribua d'importants domaines en Judée, et Domitien exempta ces terres do l'impôt foncier. Josepli dut mourir sous Trajan, Nous ignorons en quelle année exactement.
Son premier ouvrage, qui est aussi le plus estimé, fut la Guerre des Juifs, en sept livres, publié sous le règne de Vespasien. Titus en personne avait pressé l'auteur de l'écrire \ Joseph, comme il nous t'apprend lui-même, le composa d'abord en hébreu, et, sous cette forme, l'ouvrage se répandit en Orient ; puis, voyant que la vérité des faits était altérée par les historiens de langue grecque, il le traduisit en grec, en se faisant d'ailleurs aider dans cette tâche, comme il le déclare loyalement*. Après avoir rappelé dans le premier livre les événements qui mirent les Juifs en contact aveclos Romains, et principalement le règne d'IIérode le Grand, l'auteur passe rapidement dans le second sur tout ce qui suivit et arrive au soulèvement de la Judée sous Néron. A partir du livre 111, il fait la chronique de la guerre; les livresVet Vl.quisont les plus dramatiques, retracent jour par jour te tableau du siège de Jérusalem ; le Vil* expose les derniers mouvements qui suivirent la victoire de Titus, Acteur d'abord dans cette guerre, puis témoin oculaire du siège, Joseph, parfaitement informé de tout, nous apprend qu'il composa son récit d'après les notes qu'il avait prises au jour le jour ', L'ouvrage fut offert par lui à Vespa-
1. C. Apion, I, 9. Autobiogr , J eS. Il y mentionno (1. VII) le lempU de la Paix, qui fut dodié en 7S (Dion Gass., LXXVI. 15). t. G. da Jaifi. Préface. l\ C. Apion, I, 9. 3, Contre Apion. 1. 9 et 10.
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138 CHAPITItE II- — D'AUGUSTE A DOMITIEN
iicii et à TiluS; puis au roi Ilérodc-Agrippa '. Malgré les profo ssions réitérées de sincérité absol ue que fail l'au- .eat\}, il est bien difficile de croire que la préoccupation le plaire à ces augustes lecteurs et de se faire valoir lui- Tiémc auprès d'eux n'ait eu aucuae inllucncc sur son récit. Joseph s'applique maitifestemenl à rejeter toute la responsabilité de la guerre et des destructions sur ua leut partie celui des zélotes; et, par suite, il fait consamment l'apologie indirecte de sa propre politique; ea nème temps, il disculpe les Romains de toute violence l'olontaire, et il prête à Titus une sorte de rôle idéal, ians lequel s'unissent toutes les vertus. Ce point de /ue, plus ou moins conscient, l'a tout au moins empêché le montrer assez fortement ce qu'il pouvait y avoir de lincérité ardente dans le fanatisme de ceux qu'il appelle ( les brigands ». Voilà pourquoi il ne nous représente }as l'âme juive en son entier, telle qu'elle se révéla au nilieu de cette crise sanglante et de ces tempêtes. On lent trop dans son récit l'homme du sanhédrin, le phariien, doublé d'un historiographe officiel. Malgré cela, il ist impossible de ne pas reconnaître qu'il excite, en omme, un intérêt des plus vifs. La fermeté générale du lessin, la précision et l'abondance des détails, l'heureux hoixdes traits de mœurs, mêlés aux descriptions techni- |ues, lui donnent une grande valeur historique et dramaique. L'auteur a cru, il est vrai, en augmenter l'effet, à et là, par un fâcheux mélange de rhétorique, où se ait sentir l'inlluence de la sophistique contemporaine *.
1. Ibid. Cf. Aulobiogr,, ch. Lxv, où est citée la lettre de remercielent d'Agrippa.
3. Notamiuent G. dei Juifs, Préface, ( S, fin : Tiuiiotw £1 'xap' (lTv tô Ti^: lotopiat d)>T|6tE. iiiii nap' "Ei^r^oiv â|u).eïiai. Cf. AniiqtiiU \tive. Préface, I ; tdv niXc^tov... iStiu^T.i lxlvt,fT,aa.v^\, Sià tout î* t^ pôfiiv i\j(wiiï4[itïûut ïTjv i).T|fltiav.
S. Voir, en particulier, le célèbre épisode de laméra qnl mango on enfant et lo discours ridicule que l'historien a cm devoir Ini réler (1. VI. ch. m, J *).