IMPORTANCE DE LA SOPHISTIQUE
vre. —XII. Auxiliaires doa rhéteurs. Ora m m ai riens el lenicoeraplies : Apollonios Dyssole et Hérodien ; les Alliciates: Julius Pollux, Hirpo:ralioa. Paréuiiographes : Zénobios, Métriciens : Itéphestion. Musicographes.
Un grand fuit domine t'Iiisloire de la littérature grecque au sccund siècle ; c'est la popularité qu'acquiert alors l'éloquence d"apparot, connue sous le nom de Sophistique. Cette aorte d'éloquence, malgré tout le mal qu'on peut en dire à bon droit, est incontestablement la forme d'art la plus remarquable tjne le génie grec ait produite dans son dernier âge. Accueillie et saluée avec entbousiasme, reconnue partout comme une création vraiment nationale, elle a soulevé^ il est vrai, parmi les contemporains déjà, des critiques acerbes, et justifiées; mais, outre qu'elle a exercé son influence sur ceux-mèmes qui la combattirent, la guerre qu'ils lui ont faite prouve doublement sa puissance; d'abord parce qu'on n'attaque point avec une telle violence ce qui est sans force; ensuite, parce qu'en dépit dos railleries et des réactions, elle a maintenu son autorité sur l'esprit grec jusqu'aux derniers temps. Ce que nous avons à étudier en elle, c'est donc tout autre chose qu'une mode brillante, mais éptiémère ; c'est en réalité l'une des pbases importantes et décisives de l'évolution qui a m3nc la littérature hellénique à sa Un '.
I. Les principaux ilocumcnis anciens sur le sujet se trouvent ilispersùs chez les auteurs du temps qui seront cités au Tur et i mesure dans ca chapitre, en particulier chez Philosirale. Vie/ dis SopUialei. On peut conaulter, aujourd'hui encore, la compilation de Cresolli. Theairum velerum rhelorum, oraloi-um, diclnmalorum, etc. (Paris, IfiiO). Comme éludes modernes, signalons Weslermann, Getchie/ile d. BerediamkeiULeipzig, iS33), J 8i et suiv.-.les commentaires de Kaiser sur les Via da Philostrale dans son édition de
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La sophistique est issue Daturellemenl de la tradition d'art des siècles classiques, suus l'iniluencc des conditions sociales propres à la période de l'Empire. Elle a dû sa naissance, par conséquenl, à la fois à des causes intérieures et à des causes extérieures; c'est aux premières qu'il faut attribuer l'impoi'tance principale.
L'art littéraire, constamment excité et cultivé en fo'èce pendant la période classique, en même temps qu'il créait au profit des générations suivantes une richesse extraordinaire d'idées et de mots, leur avait eoseigné les moyens de les multiplier encore. Cette richesse acquise et cette facilité à l'augmenter étaient, pour ainsi dire, inhérentes à la langue même et à la littérature; de telle sorte qu'elles passaient, avec cette langue et cetto littérature, à tous ceux qui recevaient la culture grecque, quelle que fût d'ailleurs leur nationalité. C'était UB6 partie de l'hellénisme, la plus brillante et la plus pleine do séduction. Tout esprit bien doué, qui faisait des auteurs grecs, poètes et prosateurs, sa nourriture inlellecluelle, acquérait ainsi une souplesse et une finesse nouvelles ; ce vocabulaire, si varié, apportait avec lui tout un monde de pensées et de sentiments; cette littérature, si inventive, éveillait l'invention. En tovt gonre, des modèles qui provoquaient l'imitation, mille souvenirs curieux pour orner la mémoire, des routes tracées d'avance au raisonnement, toutes sortes d'exemples à suivre ot de thèmes à développer. Par là s'entretenait une ambition littéraire fondée sur la conscience de ressources vraiment merveilleuses.
Lorsque l'hellénisme, au premier siècle de l'Empire, reprit complètement, dans la paix, le sentiment de sa
1838 ; Bernbardy, Geseh. d. G'-itch. Lilt.. t. I, p. 5W ; wn bon chapitre J'Erwin Rohde, Der gi-ieckiicha Roman, Leipzig, I9TS. (chap. III); les tomes II. III, IV ileScbmidt, (Jer Mlicinnya, «t l'InlrodactioDd'u liTre de H. von Arnim sur Dion de Pruse.
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