Même oaTr., II, S, I
i. Voir par exemple, même ouvr, II. Si,II,|Aatipaterd'Hiêrapolia, nommé par Sâvérechef da secrétariat impénal (tsE; ^amf,t!«i( im- «alsi; éniTa^tkl;]; aelon Philostrate, il excella dans ces toDClions. Dn antre sophiste, Quirinos de Nlcomêdie, devint avocat du Qsc. {Ibid. II. Ï9). Lacien fut secrétaire du gouvernenr d'Ëg;pte pour les affaires judieiairea.
' S. Pbilostrate, V. d. S.. II, c. 10, 3.
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573 GHAP. IV.— SOPHISTKJUIÎ SOUS LES ASTON'ISS lies tôvtlent mieux qu'aDcuno rôlloxion le vice sccrel d'un art qui désliabiluait les esprits de la vérité.
Deux hommes, eiilre les représenlants de la so phistique, méritent d'élrc étudiés ici un peu plus en détail que les autres, parce que leurs œuvres nous ont clé conservées en grande partie : ce sont .Klius Aristide el Maxime de Tyr.
Publius ^lius Aristide ', né à Adriani en Mysie, l'an 129 ap. J.-C, appartenait à une famille riche. Après avoir re(;u sa première éducation à Coty-Ton en Phrygie par les soins du grammairien Alexandre, dont il écrivit plus tard l'éloge funèbre (Or. XII), il étudia l'art oratoire il Pergame dans l'école d'Aristoclés, puis à Athènes auprès d'Hérodo Alticus. Vers l'âge de vingt ans, il visita Rhodes, et ht un voyage de quelque durée en Egypte (Or. XLVIII, Aiytiimo;): il traversa tout le pays jusqu'aux frontières de l'Ethiopie, mais séjourna surtout à Alexandrie, où il fit applaudir ses premières œuvres oratoires. En I5"i, à la suite d'un voyage en Italie, accompli en hiver dans les plus mauvaises conditions, il fui pris d'une maladie qui le mit en grand danger et se prolongea, pendant dix-sept ans, jusqu'en 172. Il passa ce temps tantôt à Sinyrne, tantôt, et plus souvent, à
K BioKraphip;PIiili>str., V.S. 11,9; Suidais, 'ApiirTEfEr,;; Piv^/iV"anonyiiius. en grue, dans t'ùJUJOD de Dindorr, 1. 111, p. 137 ; nombreux roiisuiKneiiK-Mia lin1l^t ses propres i^crits. — Voir en tetc de l'édition de UJudurries Culleclanea de J. MasBon. Consulter aussi Baumsart. .■Ëliut Ariilidej ats Repi-àuntant der top/iialitchen Mietorik d. zweiten Jahrii. rfer A'aùe.iîi/, Leipzig, 1ST4, ell'art.de W. SflimiJ dans l'cncyclop. do Punb'-WisBova. La chronologie de J. Masson a été oont^atéepar Waddington iMt^in. del'Acad. dei Irticr,,t. XXVI, p. 203), qui place la naiâsn.nrBd'AridU''.c douze ans plus tOI, en 117. Il y a donc doule sur qui;li[ues points. *
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Pergamr", auprès du Icmplc d'Asclépios, occup»'^ à se soigner d'après les indications qu'il croyait recevoir en songe du dieu lui-même. Le détail de ces consullations et du traitement extraordinaire (]ui en fut la suite se trouve, sous une forme 1res confuse, dans les six Discours mcréi {'U^'y-ifii, Or. XXIll-XXVIll) qu'il écrivit à partir de 170. Même pendant sa maladie, Aristide n'avait jamais abandonné l'exercice de son art ; au milieu de ses souiïrances, et tout en se sountettaiil à une cure des plus pénibles, il continuait à écrire des discours. Une fois guérij il se livra plus ardemment encore à la pratique de l'éloquence. Rn 176, il eut l'honneur de liaranguer Marc-Aurèle et Commoilc à Smyrnc. Deux ans après, en 178, un tremblement de terre ayant détruit une partie de cette ville, il écrivit une lamentation oratoire, Movtjîîflt ti:iS[J.;fV7i (Or. XX); puis, ce qui valait mieux, il contribua par une lettre éloquente (Or. XI.I 'EîtiTToXï; «e^i SpAiifirr,;), à obtenir le concours de Marc- Aurèle pour le relèvement de la ville ruinée. Bientôt, il en célébra la brillante restauration dans sa Palinodie (Or. XXX, Uxkwf^'.'X ÉTci S;x'ipVTi) et dans son Adrfisxe à Commode au nom de 5myr/ie(0r. XXII, npvr^nnmtwô; 2;*'jpy3(ï»i;). C'est à cette même partie de sa vie que paraissent appartenir la plupart des grands discours do lui qui nous ont été conservés. 11 mourut probablement en 189, à l'âge de soixante ans.
11 laissait une grande quantité d'écrits, dont la plupart nous sont parvenus. On peut les répartir en plusieurs groupes.
D'abord, les discours qui ont été compoîé» pour des cérémonies réelles, ou à propos d'événementii contemporains. Outre ceux que nous avons déjà mentionnés, (Or. XX, XLI, XXI et XXII), il faut citer le Panathémh que (Or. XIII), prononcé à Athènes aux Panathénées, et où il résume à grands traita toute l'histoire d'Athènes;
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l'Éloge de Rome (Or. XIV, 'Pwjiiiî èfié^tm), écrit probablemcnlen 155 ; — quelques harangues politiques (Or. XV, HfUi^vxÎTiii noXtTtxô; ; Or. XLll, Ilepi é^xonto; tkî; TCÔ>eo\v, prononcée à Pergame dans les premières années du règne de Marc-Aurèlc pour recommander la concorde aux trois grandes villes d'Asie, Pergame, Smyrne et Éphèsc, qui so disputaient la prééminence.: Or. XLIV, ■PoSwxoî Tiepî ô;iov(»ia; ; Or. XL, Sfmpviioiî nep'. toO (tJi m*:jij:>>$3îv) ; — des discours de condoléance (Or. XIV. 'Eleu7Îvioï, sur l'incendie du temple d'Eleusis, en 182; Or. XI.Ill, 'PoXiaxôî, à propos du tremblement de terre qui ravagea Rhodes, vers 1 55) ; — les deux panégyriques relatifs l'un au temple de Cyzique (Or. XVI), l'autre à l'eau de Pergame (Or. LV) ; — tout un groupe de compositions à demi lyriques, en l'honneur de diverses divinités (Or.I — VIII ),auxquellesoupeut joindre lesdeux hymnes oratoires à la mer Egée (Or. XVII, Eî; to Aiy«îov TîiXayo;) et au puits d'Asclépios (Or. XVlll, Ei; to ypêxp to5 'K<nCkm:\<i\j)'. un compliment à Antonin (Or. IX, Ei; . pï^dta), composé vers la fin de son règne ; — enfin un petit nombre de discours d'un caractère privé (Or, X, 'k-^iXkà.'fai^'h.^ixi;-, Or. XI, Eiç 'KTE<i»£a îituc-nSeioî; Or. XII, 'Kni 'AÎjÇâvîfu i»ciTiç;o;). — A ce premier groupe, se rattachent aussi les Discours sacrés, dont nous avons parlé plus haut.
Viennent ensuite les œuvres do discussion et de critique. En tête, le Ilepi 'PïiTopixvJî (Or. XLV), plaidoyer en deux parties, dans lequel Aristide réfuie l'opinion exprimée par Platon au sujet de la rhétorique dans le Phèdre et le Gorgias. Puis, la lettre à Capiton (Or. XLVIl), où il se défend d'avoir manqué de respect à Platon dans le précédent discours. \j Apologie pour les Quatre (Or. XLVl, TiïÈpjTïTTipwï), ample justification historique de Miltîadc, Th,émistoclc, Cimon et Périclès, dont Platon avait parlé dédaigneusement dans le Gor^tas. Enfin, quel-
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ques discours dans lesquels il répond à certains reproches personnels et critique à son tour ses rivaux (Or, XLIX, Ilapi TOv sapïç8iy[i.xTû; ; Ll, Hpo; tou; aÎTtu|t£VOu;
Un troisième groupe comprend les Discours d'école (MiitTai), fondés sur des données fictives. Mentionnons en ce genre deux harangues sur le secours à envoyer en Sicile (Or. XXIX et XXX), censées prononcées à .\thènos en 414av. J.-C.,fitdcstin<Scs à démontror aux Athéniens, l'une qu'il faut envoyer des secours, l'autre qu'il ne faut pas en envoyer: le discours XXXI, par lequel un Atliénien conseille à ses concitoyens de traiter avec Lacédémone après les événements de Sphactérie, en i25 av. J.-C. ; lo discours XXXII, attribué à un Lacédémonien qui conseille d'accorder la paix aux Allicniens vaiociis, en 404 ; les cinq discours relatifs aux conséquences de la bal aille de Leuctres (Or. XXXIIl-XXXVII): les deux harangues dites S^mmacàiqttes (Or. XXXVIII et XXXIX), qui se rapportent à l'alliance d'Athènes avec Thèbes contre Philippe. Quelques autres compositions du même genre ont été perdues'. On peut y joindre le discours 111 à .\chille, dans lequel l'auteur refait, en l'ampliliaut, l'allocution d'1'ly.sse au IX'chant de l'Iliade. Mais il faut écarter les deux discours LUI et LI\' (A Démosthène sur l'immunité et A Lepline sur le même sujet) qui semblent devoir être tenus pour apocryphes -.
Enfin nous possédous encore, sous le nom d'Aristide, deux traités de rhétorique, l'un Surlesti/le oratoire (U(^i 'zaki'nxtt'j lôyw), l'autre Sur le slijle simple (napi âçeio-;; Xffpu), dont l'authenticité, il est vrai, a été contestée, mais qui paraissent cependant lui appartenir ^