‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 3 sur 514 · LE MUSÉE · texte numérisé non relu

LE MUSÉE

limaque, Ératosthène, ApoIIoniosde Rhodes. Aristophane de Byzance, Aristarque '.

Un musée est, seloo l'étymologie, un lieu consacré aux Muses. Le Musée d'Alexandrie était un établissement considérable, comprenant des édifices et des jar- Jins, avec une organisation par laquelle il tenait à li fois du temple, de l'Académie, et de l'Université *. Les édifices étaient nombreux : i'un d'eux, probablement, servait àlogerla bibliotliéquc ; d'autres contenaientdos Kalles de dissection, des observatoires astronomiques. Dans les jardins, il y avait des animaux rares et des plantes exotiques. Des portiques environnaient l'ensemble des bâtiments. En suivant ces portiques, on arrivait à un édifice élégant qui renfermait deux salles importantes. L'une ctail Vexédre, qui servait aux réunions des savants attachés au Musée: l'autre, la pièce où ils prenaient leurs repas en commun '. Car un personnel nombreux vivait à l'ombre du Musée. C'était d'abord un grand prêtre, chargé de l'adininistralioii ; puis une foule de savants et de lettrés, nommés par le roi, pensiomiés par lui, et qui se livraient, dans l'admirable établissement où s'écoulait leur vie, soit à des recherches personnelles et libres, soit aux plaisirs de la conversation entre gens de mêmes goûts et de même culture, soit cnlin à l'enseignement. Les écoles pliilosophiqiies d'Athènes, l'Académie ou le Lycée par exemple, présentaient quelques traits analogues: mais nulle part rien d'aussi grand ni d'aussi complet n'avait été fait. C'é- . laient vraiment toutes les Muses que les rois dKgypta avaient logées dans ce beau palais, a Volière des Mu- , ses », disait le satirique Timon*. Le mot était méchant ;'.

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