‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 312 sur 514 · CrusiuH, De Babi-ii xlaU. fU et suiv.. 180 elsuiv · texte numérisé non relu

CrusiuH, De Babi-ii xlaU. fU et suiv.. 180 elsuiv

t. Voir les témoignages réunis en télé de l'édilion de Gruslas.

5. Voir les témoignages dans l'édilion d* Gcuslua. Le plus ancien est celui du Pseudo-Dositbéo, qui. au commencement du tu* siècle, faitflgnrcr deux fables de Babrlusdans ses 'Epii-rjvtùtLata.

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62i GHAP.I7.— SOPHISTIQUE SOUS LES ANTONINS

sopliistiquo. Quant aux deux noms qui Qgurent dans ses deux prologues, il n'y a rien à en tirer, comme indication chronologique . Lo premier est celui d'un enfant qu'il appelle Branclios(Bpiifx*''^''*^''iProl.l.)- Le second est celui d'un roi Alexandre, père du jeune lecteur à qui lo poêle s'adresse (i iraî pxffiWcii; 'AXeÇivSpoo, Pr. u); ces (Jeux noms sont inconnus, et les conjectures faites sur cet Alexandre n'ont abouti à rien do certain ' : le plus probable est qu'il s'agit d'un des petits rois obscurs de l'Orient grec.

La forme primitive du recueil de Fables do Babrius (AiituTreiot jaOQo'.) est impossible à retrouver aujourd'hui sous les altérations qui l'ont défiguré. Suidas cite un recueil en dix livres. Celte division a disparu dans notre manuscrit unique, VAlhous, qui donne 123 fables par ordre alpliabétiijuc, depuis A jusqu'à Oj c'est-à-dire les deux tiers-au plus de l'cnscmblo primitif. Parmi ces fables, sont insérés deux prologues, qui semblent partager le recueil en deux livres, l'un au début, l'autre après la fable 107 ; mais ce n'est là qu'une fausse division, superposée à l'ordonnance primitive '. C'est pourtant colle qu'AvianuB parait avoir connue (PréL : duo voiumina). Le texte de Babriusa donc été altéré detrèsbonne heure, ce qui tint à son succès même. Adopté dans les écoles, il fallut l'approprier à l'usage qu'on en voulait faire. On écourta certaines fables; à presque toutes, on ajouta des épilogues, qui n'étaient pas du poète; on en modifia le classement, pour qu'elles fussent plus faciles à trouver ; entin on fît entrer dans le recueil d'autres apologues de divers auteurs. Car Babrius nous apprend

1. Oa a voulu y reconnaître tour à tour Alexandre fils d'Antoine ot Cléopàtre, Alexandre pelit-Sla d'Hérode et roi en Cilicîe sons

Vespasien, CaraCLilla, Alexandre Sévère, etc.

i. Elle parait toatefois Tnarijuer deux époques dans la maniera de Babrius et répondre à deus publications e

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lui-même (Prol. ii, il) qu'il eut des imitateurs, et il s'en plaint aigrement, comme de concurrents qui lui faisaient tort. Voilà comment nous avons affaire aujourd'hui à un texte fort altéré, que l'on peut quelquefois corriger et compléter, soit à l'aide des paraphrases en prose, soit grâce à quelques fragments récemment découverts à Palmyre'.

Babrius semble avoir commencé par mettre en vers des sujets pris dans un dos recueils courants d'apologues ésopiques. Encouragé par le succès, il développa ensuite librement des proverlics, des sentences, recueillit et raconta à sa façon des anecdotes, des traits do diverse sorte, empruntés aux historiens, aux nouvellistes, aux philosophes, aux rhéteurs. Trf-s soigné dans sa versification, il se lit des règles personmlles, qu'il observa curieusement i par exemple, il a l'habitude de terminer son vers par une syllabe longue, de mettre l'accent tonique sur la pénultième, de no jamais négliger la césure '. Son vers, le choliambe, très voisin de la prose, est bien approprié au genre qu'il traite. Hais, avec cela, il faut reconnaître qu'il a peu d'invention, peu de vigueur de pensée, peu d'imagination, et, en somme, qu'il manque de qualités vraiment personnelles. Sa langue est celle des rhéteurs du temps, avec un mélange de formes ioniennes*. Si la meilleure et la plus longue de ses . fables. Le lion malade, le renard et le cerf (fable 84), dénote un certain sens dramatique et des ressources d'esprit, un trop grand nombre d'autres pèchent par la platitude et la vulgarité. Peut-être, du reste, Babrius, s'il eîkt été original, aurait-il eu moins de succès. Celte médiocrité, qui n'embarrassait jamais, le rendait propre à être lu dans les écoles. La faveur dont il a joui com-

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