Suidas, Mi^Tpoçàv)]; EùxBpitis
2. Dernière édition : Hugo Ralie, Syriani in Hermogettrm commenlaria (Btt>l. Teubnor), 1SS4.
3. Leurs commentairesont éto recueillis, au moJDB partiellement, lans les Rhet. grasci de Walz.
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QRAMMAIBE : APOLLONIOS DYSGOLK C35 ApoUonios, surnommé AiwoXo; (le difficile), était un graminaifion d'Alexandrie, qui enseignait dans celle ville au temps d'Adrien. Nous ignorons tout de sa vie, mais son œuvre nous est assez bien connue '. Sans avoir peut-élre encore l'idée de constituer un cours de grammaire complet d'après un plan méthodique, il entreprit du moins d'approfondir, dans des écrits spéciaux, la plupart des points de la grammaire d'alors. Beaucoup de ces écrits se sont perdus. Les seuls que nous possédions sont les quatre suivants : Du Pronom (IIîpl 'AvT(iiyw[ii»i;), Des Adverbes (Utçi 'ET.;f^7,\L%-nw) , Des conjonctions (Hapl SuvSéojuav), et enQn la Syntaxe (Ilîpt SuvtÔÇw;) en quatre livres. Les plus importants, avec ce dernier, étaient les traités perdus Sur la division des parties du discours (n<pt [xtptojuiû tûv toÔ Xoyot» [Xipûv) en quatre livres, Sur le nom nîpîôvofjiituiv) et Sur le verbe (riapt pi)[i.aTuv). Ce serait sortir do notre sujet que d'étudier ici en détail la doctrine et la méthode grammaticales d'ApolIonios. Ce qui le distingue, en un mot, c'est moins d'avoir fait définitivement de la grammaire une discipline spéciale, que de 'l'avoir conslituce comme science par une série de tliéories réflécliios. Doué d'une faculté d'analyse remarquable, il a commencé à se rendre compte, bien mieux qu'on ne l'avait fait avant lui, de la vraie nature du langage et de ses éléments. Grâce à lui, certaines explications routinières ont disparu à jamais, et, en revanche, beaucoup de vérités ont été solidement établies, soit par des vues lieureuses, soit par de bonnes définitions, qui ont montré les faits sous leur vrai jour ^. C'est là un mérite qu'il
1. Suidas, 'AnnUiâvia; ; Bioî anonyme. E. Egger, Apollonius Oyieole, Eiiaisur Chiatoirt des théories grammalicaUsdoaâ l'anliguilé. Paria, 18S4. — Paiily-Wiaaowa, ^poHoniu», 3l, article subslantiel do CohD, conteDaal une bonne bibliographie.
3. Voir par exemple {Syntaxe, I, p. 33 Bekker) comment il rffute
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036 ClIAP. IV.- SOPHISTIQUE SOUS LES ANTONINS convient de ne pas diminuer. Mais, d'autre part, il ne faut pas attribuera Apollunios plus de philosopliie qu'il n'e:i a. Plus clairvoyant dans les détails que dans les ensembles, il n'a pas su fonder la syntaxe Bur l'étude de la proposition; de là, quantité d'observations sans portée, d'autant plus erronées souvent qu'elles sont d'ailleurs plus iugénieuscs. Ajoutons, sans lui en faire un reproclie, qu'il n'a pas plus qu'aucun de ses prédécesseurs l'idée du développement bistorique d'une langue. D'ailleurs, son style est obscur. Avec une intelligence juste des convenances de son sujet, il vise en générarà la concision des formules; mais sa langue est abstraite, technique; il dit lourdement et péniblement des cboses qui pouvaient être énoncées beaucoup mieux dans le langage de tout le monde. Un grammairien peut se montrer écrivain on traitant de la grammaire; Apollonios ne l'est à aucun degré. Cela ne l'a pas empèclié d'exorcer une influence durable et justiliée. II était le premier qui eût composé une syntaxe savante; celle qu'il avait faite, tout incomplète qu'elle nous paraisse, est restée comme le fondement sur lequel se sont appuyées désormais toutes les grammaires de l'antiquité '.
Presque aussi renommé comme grammairien que son père, le fils d'ApoIlonios, Hérodien, qui vécut sous Marc- Aurèle et professa à Rome, lui est en réalité très infé-
ceux qui pensaient que l'article servait à • distinguer li's genres >. et du même coup puso ea principe que cliaque partie du discours procède d'une idée qui lui est propre : 'Exanov ii a-Jiûv ti tSia; tvvaiit ivà-vïTSi. Ibid., p. 36 : < Lo propre de l'article, c'est un rapport, qui consiste à représonler une personne dont on a parlé précédemment ■ ({aciv o^v tïiov âpdpDu i^ âvifopii i; latt lipaxattiiff^U'Ov npaaiino-j napaataiiir,), el, partant de U. il montre que ce rapport se retrouve lorsqu'on parle d'une personne connue, lorsqu'on mentionne le genre entier, etc.