‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 342 sur 514 · Suidas, IlTa^iiMirat '.\).iEEiv£piû · texte numérisé non relu

Suidas, IlTa^iiMirat '.\).iEEiv£piû

i. Photius. cod. 190.

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PTOLÉMÉE GHEMNOS;B/BUOrff. D'APOLLODORE 689 lives à des poJnls <le mythologie ou d'histoire, c'étaient pour la [iljpart des inventions absurdes *. L'auleur les avait assemblées sans ordre, dans ce recueil dénu« d'ailleurs de tout talent littéraire *. Son livre était dédié à une femme, TcrluUa, d'où l'on peut conclure qu'il s'adressait spécialement aux gens du monde, atteints de la manie du pédantisme.

\ou8 touchons là à un des ridicules de ce siècle. D'autres ouvrages, iju'il est difiicilo de dater exactement, nous laissent entrevoir une tendance analogue sous une forme plus Icgilime. La connaissance des mythes, mal distinguée de celle de l'histoire, passait pour chose indispensable k quicon(|uc se piquait d'une bonne éducation. Comme on ne lisait plus gu^re les vieux poètes épiques, sauf llomèro et Hésiode, le besoin s'était fait sentir depuis longtemps de réunir dans dos Cycles en prose tout ce qu'ils avaient raconté. Dès la lin de la période alexandrine, comme on l'a vu, de telles œuvres avaient pris naissance. Nous avons parlé ailleurs de Denys le cyclographe. Ces manuels de mythologie ne devaient pas avoir moins de succès sous l'empire. — Le plus célèbre est celui qui est venu jusqu'à nous sous le titre de Bi- BLiOTHÈQce d'Apollodore, dû à une fausse attribution du manuscrit qui nous l'a conservé*. La critique moderne a prouvé jusqu'à l'évidence que ce livre ne pouvait être l'œuvre du célèbre chronographe athénien dont il a été question plus baut^. On ne peut que le rapporter ap-

1. Voir le jugemenl de Pliotiua, au début de bod rieumé : "Ex» U naXXà xal xifaxMi\ xsl naxiiclarm, «te. Cf. Hercher, Jafirb. fur Philol.. Suppl. I, M9-Î93.

i. Photius, ibid. : oûS' àncEo; tiiv Xiixv.

3. Pour la Blblioth. d'Apollodore, consulter l'importante préfaça de R. Wagner en IHn de son édition (voir ci-deeaus, Bibliographie) et l'art, de Scliwartz dans Pauly-WisBOwa, I, p. 287S et suit.

*. Robert, De Apollodnti bibliotheca, dies. IB13. Cf. Schwarlz. D( KhoUit komerteuadhitimriam fabuUiremfertineniibat{Sa.\it)}. t. Phil., H[it. da la LUt. grecque. — T. V. i4

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PHILOSOPHIE sous LES ANTONINS

Nous avons vu plus liaul ce qu'ûtail la philosoptiic grecque à la mort de l'iularque. Remarquable dans la direction morale, elle se montrait dans le reste sans origiitalitô et sans puissance. Il en est à peu près de même pendant toute la tin du second siècle. Ce qu'elle offre alors d'intéressant pour l'iiistoricnde la pliilosopliie, ce sont les premiers symptômes du mouvement iiéoplalonicicn qui se déclarera au siècle suivant; mais ces symptômes, indécis encore et confus, dispersés daiis des œuvres perdues, se dérobent à la critique littéraire. Nous passerons donc vite sur cette littérature pliilosopliique : elle ne doit figurer ici que pour mémoire.

La transition du platonisme proprement dit au néoplatonisme est intéressante à suivre chez les commentateurs de Platon qui se sont fait alors un nom. Les plus célèbres sont Albinos, Atticos et Tlicon. — Albinos, élève de Gaïus, enseignait à Smyrno vers le milieu du siècle, S0U8 Anlonin, et il y eut pour élève, en loi, le jeune Galien, qui devait s'illustrer bientôt comme médecin. U semble avoir écrit un grand ouvrage Sur les dogmes de Platon (Ilsfi fiiv llXâruvi àfeaxôvruv], d'où les deux morceaux que nous possédons do lui ont été probablement détacbés. L'un est un Prologue où il définit le dialogue et discute l'ordre des écrits de Platon ('A)l6Î'au i\isvfi£r(T) EÎ; Toù; IlXà-ruvo; SixV^you;) ; l'autre, qui nous est parvenu sous le nom altéré d'Alkinoos, offre un exposé sommaire do la philosopliie du maître ('A>A'.vcou SiXi'TXxXixoî Tûv nXx-niHo; Soy^utTuv) '. La doctrine platonicienne y est mélangée d'éléments empruntés au péri-

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