I. Zellar, PA. d. 0. t. V>, p. lOS, n. S
S. Publié dans les Antiqwe muiic/e icriptoret stptsm de Meiboin, Amsterdam, 1651. — Traduction Ruelle : Nicotnaquf . Manuel d'Harmonique, Paris, 13TS.
3. Inlrodiiclionit arilhmeticm libri duo. ttec. Rich. Hoeb<', I-ipslte* IS66, Teabaer.
Uist. ds la Lill. gracqai. — T. V. 45
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été conservé par Photius (cod. 187) '. Par ce dernier ouvrage tout au moins, Nicomachos est un des témoins des rêveries mathématiques auxquelles se complaisaient les nôopythagoriciens, et dont l'influeDce se retrouve chez tant d'écrivains de la période romaine.
Arlémidore d'Éphèse * représente presque seul une science bien plus fantaisiste encore, celle de l'interprétation des songes. Le seul ouvrage qui nous reste de lui, les Songes expliqués ('Ovevpoxpifota), en quatre livres, est un simple recueil de règles et d'exemples, d'une extrême platitude, qui serait sans aucune valeur, s'il ne nous renseignait sur un art qui a joué dans l'antiquité un grand rôle, et s'il n'attestait la misérable crédulité des hommes do ce temps.
Une tout autre place dans la science appartient au célèbre astronome et géographe Claude Ptolémée, d'Alexandrie. Venu le dernier dans la série chronologique des grands savants de la Grèce, il a résumé dans ses œuvres, avec une remarquable puissance de synthèse, tout ce qu'ils avaient découvert, en y ajoutant le fruit de ses recherches personnelles. Et comme il n'a pas eu de successeur, c'est lui qui a révélé la science hellénique aux hommes du moyen âge d'abord, et ensuite aux modernes. Par là son rôle a été très grand, supérieur même à son mérite personnel ; car Ptolémée, malgré sa large et intelligente activité, n'a pourtant à son compte aucune grande découverte; nulle part, il n'a fait œuvre de génie, comme autrefois un Archimède ou un Hipparque.
1. Pufaliô par Ast, Leipzig, 1897, dans les TAeoJojoumena arithmaticx de Jambliqùe,
.2. Suidas, 'ApTEii^fiupo;. Sa mère était de Daldts en Lydie, et luimême était prêtre d'Apollon Daldaios; voilà pourquoi il s'appelle Artémidore de Daldis.
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Tout co que nous savons de sa vie, c'est qu'elle se passa 3oil à Alexandrie, soit aux environs, qu'il était illustre au temps de Marc-Aurèle, et qu'il fil probablement ses observations dans le temple de Canope '.
Lo plus célèbre de ses ouvrages astronomiques est le Traité complet d'Astronomie (SùvtaÇiî tîîî iiTpovojfcfxî) en treize livres. Ce traité, qui condensait toute la science astronomique d'alors sous une forme relativement simple et claire, quoique prolixe, devint en peu de temps le livre classique sur la matière. Commenté au iv' siècle par TtiéoQ et Pappos, qualifié de grand et de très grand l^rfiX-n, ntfiirti), il fut traduit en arabe au ix' siècle et passa ainsi en Occident sous le titre d'Almageste (Tabrir al magesthi). Il est resté jusqu'à Copernic l'oracle de l'astronomie. En réalité, ce qu'il contenait de meilleur, c'est ce que. Ptolémée avait pris à Hipparque. Luimême, il est vrai, avait lar^ment complété les enseignements du grand astronome, et, en suivant ses méthodes, il se montrait calculateur hardi et ingénieux; mais il semble qu'il ait peu ou médiocrement observé, et la nature de ses erreurs donne à penser qu'il n'a pas eu autant qu'on le voudrait la conscience qui caractérise le vrai savant *,
A côté de ce grand ouvrage, il suffit de nommer d'autrès écrits secondaires : les Tables Manuelles (np6;^iipoi xxvôve;), édition abrégée des tables astronomiques qui figuraient dans le Traité; le Canon des Rois (Kavwv ^x-