‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 347 sur 514 · Snidae : IltDXiitsIa: t Klaùtid · texte numérisé non relu

Snidae : IltDXiitsIa: t Klaùtid

3. Voir, dans la Biographie univerteUe do Miehaud, l'article de Delambre (t. 36. p. 261 suiv.}, oà sont ciUs les jugemeota séréres tX motivés de Ualley, de Lemonuier et de Lalanda. Peot-AIre De tiennent-ils pas assez de compte deee fait que Ptolémée a un goût de simplicité et d'eiactttude apparente qui se satisfait quelquefois aui dépens de l'exactitude réelle. C'est un de ces esprits qui corrigent las choses pour les mettre d'accord avec la théorie. Cela n'implique pas toujours légèreté ni mauvaise foi.

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PTOLÈMÈE : SA GÉOGRAPHIE 709

titudes provenant de fausses observations, nous n'en avons pas moins là le précieux résumé de toute la conoaissance géographique des anciens. Ptolémée en effet travaille à mettre au point les travaux de Marin de Tyr, comme celui-ci, déjà, avait corrigé ot complété ceux des luccesseurs d'Ératosthène et d'Hipparque. « Si jamais, » dit M.Vidal deLablache, la nécessité de rectifier la carte

> s'était fait sentir, c'était bien au moment où affluaient

> tant de notions nouvelles, qu'il fallait trouver moyen » de combiner avec les anciennes. Jamais iln'yavaiteu » tant de sources d'informations, tant d'ouvertures sur » diverses contrées du monde, qu'à lafm du i" siècle de » notre ère et dans la première moitié du u'.VBistoire » naturelle de Pline rend bieD le sentiment de haute » curiosité que ce spectacle inspirait à certains esprits. » Si l'on n'avait pris le soin de recueillir et déconsigner » des renseignements que livraient, au jour le jour, les » expéditions commerciales ou militaires, d'en dégager » les données géographiques précises, il ne serait ré-

> suite de ces découvertes qu'un fatras de noms, que la » carte n'aurait su comment rapporter à ses cadres, » une confusion qui aurait compromis l'œuvre scien- » tifique dont Ptolémée, si sobre d'ordinaire, parle avec » un véritable accent d'enthousiasme <. » En mettant en ordre ces données, et en indiquant à qui il les doit, l'auteur de la Géographie nous fournit le moyen d'apprendre comment les connaissances géographiques s'étaient accrues peu à peu ] la science moderne retrouve dansson œuvre la trace des journaux do route des anciens navigateurs, elle y reconnaît les voies que suivait alors le commerce. De telle sorte que de ces tables, si

1. Ylilal de La Blacbe, I«i Voifs de commerce doTU la Géographie de Ptolémée, Paris, 1S90 (Extrait des comptes rendus de l'Acad. des Idbc. et B. Lettres, séance du C novembre 1896). Je suis ici de prés les appréciations de cet excellent mémoire.

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710 CII.VP. V. — HELLÉNISME ET CUItlSTIANISUE sèches en apparence, so dégage en Un de compte une image très vivante de l'activité de plusieurs siècles '.

Ce géographe mathématicien était aussi philosophe au sens propre du mot. Nous avons encore de lui un petit traité de logique Sur le critérium et le principe directeur de /'rfme^IIepî Jtpt-mpiouxsti v;y((iovi*o5)!. — Plusieurs autres de ses écrits, cités par Suidas et Sïmplicius, ont été perdus.

Parmi les autres géographes contemporains, si l'on excepte Denys le Périégète, dont nous avons parlé plus haut à propos de la poésie didactique ', il suffît do mentionner Denys de Byzance, auteur do la Navigation sur le littoral du Bosphore (riatpiirtou; Boaitépou) *.

Avec les sciences qui se rattachent aux mathématiques, celles qui ont le plus brillé en ce temps sont les sciences médicales'. Le remarquable mouvement d'idées et de connaissances auquel elles ont alors donné lieu se résume pour nous dans l'œuvre de Galien, et c'est d'à* près lui surtout qu'il nous est possible de l'esquisser. Mais auparavant, il est bon de dire un mot de l'extension qu'avait prise alors la botanique médicale.

I. Ani manuBcrits de U géographie aont jointes des cartes: et 11 ne peut guère en âtre autrement, puisque le livre est fait en tua de cartes k dresser. Dans quatre do ces mss. (Parisini 1401 et lt03, VcQeluH 3Ï3. Vindoliononsis), se trouve une noilce qui les attribue i Agathodaemond'Aleiandrie. Le TwertM l'appelle 'AXelavSpiûc (ir.xavixiç. Nous n'en savons rieo de plus.

i. Ptolem^i n(p\ xpiTripiov recena. Fr. Uanow, LeipziB. TenbDer, 1S71.

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