‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 418 sur 514 · Suidas, Eù<nix<ac · texte numérisé non relu

Suidas, Eù<nix<ac

3, G. Mûller, Fr, Biat. Gr., IV, t.

1. Mcnlionnons également Aristoilèmc, d'époque inconnue, dont on a retrouvé quelques pages, il y a une trentaine d'années (C. MQlIer. Fi: H. Gr.. t. V, p. XXII et l'art Arâtodemoi dans Pauly-Wissowa). Cas pag«8 sont un résumé de l'histoire de la Grèce au v< siècle avant J.-C. C'était probablement un livre do rlasse, où les étudiants en rtétoriqne apprenaient ce qu'ils devaient savoir.

5. C'est à Eiinnpe lui-même qne nous devons ce que nous savons de sa vie. Il parle Irâquemment de lui dans ses Vies <tet SophUlet. Voir la notice de C. MûUer, Fragm. HUt. Gr.. IV, 7.

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L'HISTOIBE : EUNAPE ET OLYMPIODOHB 88Ô

«'tudia la rhétorique à Athènes dans l'ôcole de Prohsrésios. Puis, en 3G6, il revinl l'enseigner à son tour dans sa ville natale. Le reste de sa vie nous est inconnu, mais nous savons qu'elle se prolongea jusqu'au delà de 414. Son principal ouvrage était une histoire contemporaine, destinée à faire suite à celle de Desippos <. Elle commençait à la mort de Claude II en 270, et l'auteur put la continuer jusqu'à l'année 404. Cette période de cent trente-quatre ans était répartie en quatorze livres. Mais le premier embrassait à lui seul quatre-vingt-cinq ans, jusqu'à l'avènement de Julien : ce n'était donc en réalité qu'une introduction; le récit détaillé commençait avec le règne de ce prince, auquel cinq livres entiers étaient consacrés. Écrire l'éloge de Julien, voilà ce qu'Eunape s'était proposé surtout *. Les fragments qui restent de son œuvre n'en donnent qu'une idée très incomplète '. Mais on ne peut douter qu'elle ne manifestât une tendance de parti très prononcée. Païen militant, Eunape jugeait les hommes et les choses au point de vue d'une croyance passionnée *. Sa rhétorique ampoulée faisait ressortir la médiocrité naturelle do son esprit. La substance de ses récits a passé dans ceux de Zosime, qui n'a fait souvent que les abréger '.

1. Photiua, ead. 77. Fragments dans C. MUllor, Fragm. Hisl. Gr., IV, et dans Dindorf, Bisi. Gr. min., I, p. 205.

2. PhotiuB. pusB. cilé : Tb tf^; toropEat aùc^ i1( -di ixtfvou ifsc^tiiov TuvTcSiv IEiko^Bt). Quand Eunape arrivait au récit Aa ses actions (Début da I. II), il disait : fiptiai tl IvtiOSiv 6 Xitm if' tvicip ifiçtra K àpï^ï. ««'i ivaïxciïii t' *i' i*'( ïpT<"< ivîiaipiSiiv ù(nip ti itpit bOtov IpwTixôv «iiraveitac.

3. C. Mûller, Fr. Eut. Gr., t. IV, p. 11-56. Dindor/, Hist. Gr. mtn., t. l.

t. Sur beaucoup de points, Eunape avait pu d'ailleure être bien

informù ; il avait mis ft proQI les commentaires de Julien lui-même

, et les notes d'Oribasios, le médecin et ami de l'empereur (tr. 6

et 9); il avait souvent le mérite de dire ce que les historiens

chrétiens ont omis par un esprit de parti contrairt.' au sien.

5. L'histoire J'Eunape paraît avoir été soumise plus tard à une

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K86 C11A.P. Vil. — L'OKIENT GREC AU 1V° SIECLB Outre celte grande histoire pcrtluo, Euna{)G écrivit, au commencement du v' siècle, sous le titre de Vies de Philosophes et de Sophistes, vingt-trois biographies que nous possédons encore. Ce sont celtes des principaux représentants de l'école néoplatonicienne, ses maîtres ou ses amis, et d'un certain nombre de rliétcurs du temps : PloLin, Porphyre, Jambliqne, yEdésios, Maxime, Priscus, Julien de Cappadoce, Pgjhœrésios, Epiphanlos, Himérios, Libanios, Oribase, Chrysanthios, etc. Bien que nous devions à ce livre quelques intbrraations qui ont leur valeur, il faut dire nettement qu'il n'y a là ni critique, ni composition, ni style. Des commérages confus, une crédulité superstitieuse poussée jusqu'à l'absurde, un jargon de rhétorique insipide, des hyberboles puériles, des partis pris évidents, des digressions incessantes: véritable collection des défauts de l'esprit du temps, qu'on ne saurait imaginer plus complète. Comparé à Ëunape, Pliilostrate l'Athénien paraît un écrivain de valeur. L'auteur se révèle là, plus encore que dans son histoire, avec sa ferveur de néoplatonicien béat et ses affectations insupportables do sophiste.

Le dernier écrivain de ce groupe, Olympiodore, de Thèbes en Egypte, appartient plusauV siècle qu'au iv". Mais il est difficile de le séparer d'Eunape, dont il a continué l'œuvre historique. Tout ce que nous savons de lui, c'est qu'il exerça des charges sous Arcadius et Théodose II. Son histoire, dédiée àce dernier empereur, faisait immédiatement suite à celle d'Eunape et s'étendait jusqu'à l'année 425. Elle ne comprenait donc que

révision qui eut pour but dVn faire disparaître les passages le» plus otTensants pour le cbrislianisme. On s'explique ainsi qns Pbolins parle de denx éditions, dont une montrait une bosliliU pins accusée.

1. Phot., cod. SO. G. Mûller, Fr. HisL Gr., t. IV, p. 51; Dindorf, Bût. Gr. min., t. I, p. KO.

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