‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 419 sur 514 · A PHILOSOPHIE : JAMBLIQUE · texte numérisé non relu

A PHILOSOPHIE : JAMBLIQUE

vingt ans. C'clail en réalité une série de notes ; Zusime l'utilisa comme il avait utilisé celle d'Eunape pour la période antérieure.

landisque la sophisliiiue faisait l'éducalion delà jeunesse et occupait les loisirs de la société, la philosophie continuait à exercer une action profonde sur la plupart de ceux (|ui résistaient encore au cliristianisme-

L'école néoplatonicienuBj après Porphyre et les autres disciples immédiats de Plotiu, s'était adonnée de plus en plus aux fantaisies d'une théologie toute mystique '. Elle est surtout représentée, dans la première moitié du iv* siècle, par un homme étrange et mal connu, le « divin •> Jamblique, de Clialcis en Syrie, rêveur enthousiaste et métaphysicien subtil, adoré de ses disciples comme un être surnaturel, opérant des prodiges, commandant aux démons et conversant avec les dieux -. Né dans la fin du iii° siècle, vers 280, Jamblique suivit dans sa jeunesse les leçons d'Anatolios, puis celles de l'orphyre, probablement à Athènes. II revint ensuite en Asie ; et sa vie, dont nous ignorons les détails, parait s'être passée en grande partie dans son pays, à Chalcis, ville de la Syrie supérieure, au S. E. d'Antiochc. C'est là du moins qu'Eunape, son biographe, nous le représente, entouré de ses fidèles, et dogmatisant, au milieu d'eux, comme un hiérophante. Si l'on acceptait entièrement son témoignage, Jamblique serait

1. pour rétiitle de ce inouTeinen Je l'École d'Aleuandrie citées plus l. V.

2. Sur Jamblique, DOtice d'Eunape dana les Viei des SophâUt, une des plus vides et incohérentea du recueil; quelques lignes de Suidas, 'liiiiS),i];a; êtcpDC.

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888 GHAP. VII. — L'ORIKNT GREC AU IV SIÈCLE mort un peu avant Constantin, vers 33o environ '. Mais il semble qu'il y ait là une erreur du biographe. Car nous avons des lettres de Julien à Jamblique, qui présentent tous les caractères de l'authenticité, et Julien, comme on le sait, naquit seulement en 331 ^ 11 est donc probable que la vie de Jamblique s'est prolongée jusque vers le milieu du siècle. Mais son école paraît s'être dispersée vers la lin du règne de Constantin ; et le maître lui-même, devenu sans doute suspect au christianisme intolérant de Constance, se tint dès lors dans la retraite et dans le silence.

Tout absorbé par ses spéculations, Jamblique ne se piquait pas d'être écrivain. 11 jetait ses idées sans souci d'élégance, ni même de correction. Ce n'était d'ailleurs rien moins qu'un penseur original, sa principale préoccupation étant d'adapter les doctrines de ses devanciers aux besoins de sa dévotion. Une série d'écrits, assemblés en sept livres, se rapportaient à la philosophie de Pythagore {SuvayWj'r, twv IIuôaYopsiwv ScyjutTWv); nous en possédons encore cinq livres. Ce sont : le Traité de la vie pylhagorique (flEpl toÙ noOKyopt^oy p;'ou) ' ; VExhorlationà la philosophie (nporpEiCTixi; ei^ çO.offoçt'avj *:

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