‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 423 sur 514 · Cf. Tzetzèa, Setiol. in Poêthom · texte numérisé non relu

Cf. Tzetzèa, Setiol. in Poêthom

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904 CHAP. VU- — L'ORIENT GREC AU IV'' SIÈCLE beautés origÏDalcs d'Ilomère pour s'affranchir en partie du goût prédominant. Rien doué pour la versification, it n'avait du reste ni force d'invention, ni sensibilité profonde : c'était par nature un imitateur, qui a dû vivre uniquement dans les livres, étranger ou indifférent à son temps. Sans autre dessein que de trouver un emploi à son talent, il entreprit de condenser en un récit épique les principaux événements de la guerre de Troie après la mort d'Hector.

Son poème en quatorze chants, intitulé ia Suite d'Homère {Ti |ae8' "Ofiïipov) ', commence où finit l'Iiiade; îl raconte la mort de de Penthésilée, celle de Mcmnon, celle d'Achille et ses funérailles (1. I-II!), les jeux funèbres célébrés en son honneur, ta querelle des armes et la mort d'Ajax {I, IV et V), les exploits d'Eurypylos cl ceux de ISéoptolème, la mort d'Eurypylos (I. VI-VIII), la bataille sous les murs et la venue de Philoctèlo (t. IX), la mort de Paris, l'assaut repoussé, la construction du cheval de bois, la ruse do Sinon, la mort de Laocoon, les prédictions vaines de Cassandre, la prise de la ville (1. X-Xlll), le départ des Grecs, la tempête et la mort d'Ajax le Locrien (1- XIV). C'est, comme on le voit, une série continue do récits sans unité intime. Le poète en a pris les éléments dans les vieilles épopées cycliques, ou plutôt dans les mythographes qui en avaient déjà condensé la substance; il a pu s'inspirer aussi de quelques autres poètes, peut-être mémo de Virgile; mais il semble n'avoir presque rien demandé à la tragédie. Pour le détail des pensées et du style, il suit d'aussi près que possible Homère, Ilcsiodo, Apollonios

1. C'est le tilrc ilu principal manuscrit, confirma par le sfol. Je Ylliade, II, 230. Le titre Ta napaïtinitiivs *0|iT,pou parait plus récent et moins aulorisÉ. — Sur ce poème, coDsultcr les PivUgomines d'A. Efcclily dans son édillun de 1830, (Voir la Bibliogr. en tète de ce chapitre.)

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