I. Ileialiéméi'on, V, J
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936 GHAP. VII- — L'ORIENT GREC AU IV SIÉCLB Ce maîlre fin, aimable, tout préoccupé des liesains de son auditoire, se retrouve dans le discours sur la ma- Qiéro de profiter des auteurs profanes. Et nous voyons là, de plus, certains traits qui caractérisent sa manière propre dans la direction morale. L'élude do la question à discuter y est, à vrai dire, très superlîcîelle. Sur le fond des choses, rien ou presque rien. On voudrait entendre dire à l'orateur que, seule en ce temps, la littérature grecque profane était capable de former l'esprit au raisonnement, de lui donner le goût du vrai et du beau, le sons de l'ordre, de la mesure el de la liberté, qu'enfin elle était indispensable pour le meubler d'idées et de connaissances., pour le mettre en contact avec rhuraanilé; toutes choses que ni la Bible ni l'Évangile ne pouvaient faire. Basile était trop intelligent, il avait trop réfléchi, pour ne pas sentir au fond l'évidence de ces vérités. Mais il ne veut ni les faire voir, ni les voir lui-même. Avec une habileté, à demi inconsciente, qui se fait illusion à elle-même, il détourne ailleurs son attention et celle des jeunes gens qu'il veut instruire. Selon lui, les enseignements de l'Ancien el du Nouveau Testament sont trop éblouissants et trop profonds pour qu'on puisse les regarder d'abord. La littérature profane a pour otîice d'accoutumer les jeunes intelligences à la vérité, de leur donner une première teinture de la morale; et voilà tout. On s'en sert ainsi, sans la glorificr- Quanl à la manière même de s'en servir, Basile n'est guère plus précis en l'expliquant : il faut laisser le mal et prendre le bien; mais qui fera ce choix? comment? Il ne le dit pas. Donc, la théorie fondamentale du discours est insufQsante, étroite, ou vague; et, si on la scrute rigoureusement, on croit y sentir un esprit qui n'a pas toute salibertc, ou qui manquede hardiesse. Mais il faut songer qu'un grand nombre de chrétiens zélés
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