‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 453 sur 514 · Agathias, IV, Ï3 : Aalliol.. IX · texte numérisé non relu

Agathias, IV, Ï3 : Aalliol.. IX

a, EuDapo, V d. Soph., p. 492, I. 19, Didot : tô Bi ïftvoc (it\ non [tlv dfdSpa iiiivouiai, û Si onouSaîa; 'Ep|if,c sùtùv inoKf/:,iûf,*i'''

3. Notons aussi que. selon Ludwlch, Rhein. Mit)., i2, 233, Noi aurait imité quelques vers de Grégoire de Nazianze.

jM,Googlc

996 GHAP. yill. — LA FIN DE L'HELLÉNISME

L'audace de créai ion qu'elle dénote est étonnante. Nous avons mentionné plus liaul l'épopée dionysiaque qu'un autre Grec d'Kgypte, Sotérichos d'Oasis, avait composée, un siècle auparavant, sous le litre de Bassariçties. Il n'est guère douteux que Nonnos n'en ait tiré l'idée de son poème. Mais, élargissant démesurément la conception de son prédécesseur, il entreprit de lui donner des proportions grandioses. Ses Dionysiaques {Aïowmaxi) forment quarante-huit livres, qui romptent environ deux fois autant de vers que Vlliade^. Toute la légende de Dionysos y est mise en récita, depuis les circonstances qui ont précédé la naissance du futur dieu jusqu'à son admission dansTOlympe. Dans cet immense dôveloppemont, le motif central, qui occupe la plus grande partie du poème, c'est l'expédition contre les Indiens (du xiii* livre au xi,*). Là est aussi l'idée essentielle. Dionysos, (ils de Zeuset d'une mortelle, doit gagner par ses exploits le droit de siéger parmi les Immortels (Discours d'Iris, XIII, 19-34). Cette guerre est pour lui l'épreuve terrestre qui préparc son entrée dans la vie bienheureuse. Elle est en outre la lutte de la civilisation contre la barbarie. Dionysos mène avec lui les peuples qu'il a déjà adoucis, ceux de la Grèce, de la Phrygie, de la Lydie, pénétrés de son influence bienfaisante, et, avec eux, le cortège de ses compagnons, Satyres, /Egipans, génies de la joie, de la nature aimable et riante ; il les mène contre une race dure et impie '. Conception fondamentale, qui est d'ailleurs débordée de tout coté par les digressions, et cela dès le début. Nonnos ne néglige aucune occasion de rattacher à son sujet

i. Pour la bibliographie de Nornos, voir la Prêf, de l'édition de Kœclity. Celle-ci, qui fait partie do la Bibl. Teubner, est aujoord'hui encore la meilleure i Leipzig, J857.

2. XIII, 1-7 et 19-10 : 'A}Hr,ci; Aiiv-jtFC, -rtà; Ttvttr,: ot xtlcil'i EÙOi'

jM,Googlc

Page 1