‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 49 sur 514 · o:»v jpi;o|uv · texte numérisé non relu

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■ 3. Diog. L., IX, 11-76.

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moin : dans la pratique, Pyrrhon se conduisait, comme tout le mondej à l'aide de ses sens et de sa raison ; seulement il ne se croyait pas ainsi en possession de la vé rilé. Dans ces limites, le pyrrhonisme se ramène à une sorte de positivisme : il consiste à croire que nous ne pouvons savoir « le tout de rien. » Les sophistes du V* siècle, et notamment Gorgias, avaient déjà fait quelques pas dans la même voie, mais quelques pas seulement : car leur scepticisme ne portait ni sur l'idée de l'utile ni sur les choses pratiques. Pyrrhon ne croit pas plus à une science véritable de l'utile qu'à une science de la nature. Et il a en outre cette originalité d'accepter avec joie cette ignorance totale, et de voir, dans l'impuissance radicale de l'esprit à connaître les choses, la meilleure garantie du bonheur de l'homme, si celui-ci sait pratiquer comme il coavient la « suspension du jugement », la fameuse émy^h.

Ces théories répondaient à une tendance très générale chez les esprits cultivés du m* siècle, car elles trouvèrent de l'écho. Non que le pyrrhonisme se soit organisé à proprement parler en école, comme le stoïcisme ou l'épicurisme : nous ne connaisssons guère à Pyrrhon que deux ou trois disciples directs tout au plus; le scepticisme d'Euésidème, qui se rattache au sien à certains égards, en est séparé dans le temps par un intervalle do deux siècles. Mais ses idées s'infiltrèrent dans les écoles voisines, et l'Académie platouicienne tout entière se pénétra de son esprit.

Parmi ses disciples directs, on cite Kausiphane de Téos, qui conciliait cependant ses doctrines avec celles de Démocrite', et l'historien Hécatée d'Ahdèrc. Mais le seul qui mérite, comme philosophe, une plapedans l'his toire littéraire, c'est Timon, le « sitlt^raphe. »

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