Fragm. iB
t. Ou même un peu limidemenl subtile, quand elle imagiDe, par oiemplc, deui Èvéoos de Paros (fragm. II), pour concilier des traditioDS divergentes.
G. Sur Hipparque, voir plus bas, ch. VI.
jM,Googlc
LES BIOGBAPHES 125
d'Arislote. Son disciple Théophrastc en vint à former défi ouvrages (iistlncts avec le rccuoii des « opinions » (^ôÇai) émises par les philosophes sur tel ou tel sujet : il fut le premier des doxographes. La curiosité des p6ripatéticiens ne se bornait pas d'ailleurs aux opinions philosophiques : en toute matière, ils étaient avides do faits. A côté d'eux, des académiciens aussi, ou des curieux qui n'étaient d'aucune secte, se mirent à écrire sur les poMes, sur les orateurs, sur les artistes, sur les genres littéraires aussi bien que sur les philosophes et sur la succession des doctrines. Toute cette production, jadis considérable, nous est aujourd'hui fort mal connue. De sa valeur littéraire, nous ne savons absolument rien. Bornons-nous donc aux grandes lignes.
Voici d'abord, dès la première génération péripatéticienne, Aristoxène de Tarcntc, qui passait pour avoir inauguré le genre des jbiographies de philosophes et de poètes (Bîot ôvSfûv) et qui avait aussi composé un ouvragcSur les poètes tragiques '; — puis HéracUdc, né à Héraclée du Pont, qui avait abordé à la fois, outre la philosophie proprement dite dans de nombreux traités, l'histoire de la philosophie dans un écrit Sur les Pythagoriciens, l'histoire littéraire dans des ouvrages 5ur/'d^c d' Homère et d'Hésiode, Sur Arehilogue et Homère, l'histoire de la musique dans son livre Sur certains caractères d'Euripide et de Sophocle ' ; — et en même temps son compatriote et contemporain Chaméléon, auteur d'écrits souvent cités sur Homère, Hésiode, Stésichore, Sappho, Anacréon, Lasos, Pindare, Simonido, Thespis.
1. II sera question d'Aristoiéue plus loin, J VI, avec plus de déUils.
I. Diog. L.. V, 66-n. C. MQller, Fr. Riâl. groêc, II, 197-!07, où l'on Ironvera Burtont, avec une notice aur Héraelide, lea extraits d» Bta prétendaes noïi-nlii, abrégé des IloXitilai d'Aristote dn probabJemenl A un autre Uéraclîde (Héraclide Lembea ; et. Sueemibl, I, p. 5»)-5(W). . . .
jM,Googlc
126 CHAPITBE III. — RHÉTORIQUE, HISTOIRE, ETC Eschyle, sur lo drame satyriquc, sur l'ancienne comédie '.
Pendant tout le ui* siècle, ces études sont à la mode ; elles se multiplient d'une manière extraordinaire. Les vies des philosophes, des poètes, des nmsicJens, des orateurs, sont racontées dans des ouvrages spéciaux par des historiens de profession, comme Ctésibios de Chaicis, Idoménéc de Lampsaqne, Doiiris de Samos, Istros, Sosibios, Néanlliès, aussi bien que par des grammairiens, comme llermippos de Smyrnc, ou des philosophes, comme le péripatélicicn Satyros. Ces deux derniers, en particulier, ont fourni de nombreux renseignements, sur les orateurs et les philosophes, aux biographes qui les ont suivis'. Userait aussi fastidieux qu'inutile d'énumérer toutes ces œuvres dont nous ne savons guère que les titres. Il y a cependant deux noms qui, vers le milieu et la fin de cette période, se détachent entre les autres par certains traits originaux et réclament une attention particulière : ce sont ceux d'Antigonc de Caryste et de Sotion.
Antigone, né à Caryste, en Eubée, dans le premier quart du m* siècle, fui, à Érélrie, l'élève du philosophe Ménédème; puis il vint à Athènes, où il vécut parmi les philosophes et les artistes. Il devait avoir une cinquantaine d'années lorsque sa réputation fît désirer à Attale 1, roi de Pergame, de l'attirer dans sa capitale: Antigone de Carysie y vécut sans doute jusqu'à sa mort '.