‹ Histoire de la littérature grecque (volume 5)Chapitre 124 sur 261 · LES FEMMES · texte numérisé non relu

LES FEMMES

accessible et où l'on peut arriver jusqu'au rempart en courant *. »

Le sentiment est sa raison, et le poète la fait parler successivement avec l'éloquence de la tendresse dans sa prière et avec l'éloquence du désespoir dans son affliction. Mais quelle que soit l'efl^usion de son âme, il n'oublie jamais de lui garder en toute circonstance une grâce noble qui môle à sa douleur un charme de beauté. Au départ d'Hector, elle sourit à travers ses larmes en voyant l'effroi naïf d'Astyanax ; et quand le cri des Troyens lui apprend qu'Hector a succombé, elle tombe évanouie sur le rempart, sans qu'aucune violence extérieure manifeste ce qu'elle éprouve*.

Hécube n'a qu'un rôle secondaire; toutefois il est impossible d'oublier son appel déchirant à Hector au début du vingt-deuxième livre, et son désespoir il la fin du même récit.

Quant à Hélène, les passages où elle figure semblent être d'origine diverse ; mais ils s'accordent sur quelques données essentielles, à savoir les reproches qu'elle se fait à elle-même et Tadmiration que sa beauté excite parmi les Troyens. La scène la plus caractéristique est celle du sixième livre où est racontée son entrevue avec Hector. H y a une

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