‹ Histoire de la littérature grecque (volume 5)Chapitre 182 sur 261 · Héroïque, XVIII · texte numérisé non relu

Héroïque, XVIII

3. Tbéupompe, dans Clément, Slromatay I (p. 388, Pott., p. 141 Sylb.). Clément rapporte dans ce passage la plupart des témoignages des auteurs grecs relatifs à celte question. Cf. Tatianus, Oratio ad Graecos , ch. 31 (Otto); G. Syncelle, Chronographia , p. 180 D.

sur des autorités considérables, telles qu'Eratosthëne, Aristote, Hérodote, Philochore, etc. *. Il est impossible aujourd'hui de critiquer directement ces témoignages, parce que nous ignorons entièrement sur quel calcul chacun d'eux était fondé. Ce qu'il importe de remarquer, c'est que d'après les idées émises précédemment, la formation des poèmes homériques a dû remplir une assez longue période de temps, et que par conséquent nous ne sommes tenus en aucune façon de choisir une date précise à l'exclusion de toutes les autres : il pourrait se faire à la rigueur qu'elles fussent toutes vraies simultanément. Considérées ensemble, elles déterminent une vaste étendue de temps, qui est bien celle pendant laquelle les poèmes homériques ont dû naître et grandir. Elle commence au douzième siècle avant notre ère, et elle finit avec le huitième ; limites extrêmes que personne sans doute ne sera tenté d'élargir. Mais est-il possible de les restreindre? C'est là ce que nous avons à examiner.

Et tout d'abord les faits historiques, que nous avons essayé de dégager des légendes dans les pages préccdcnles, nous permctlcnl déjà de rapprocher la première limite. D'après la clironologic d'Eratosthène, qui pour les grands faits de Thistoirc primitive semble la pj>rs solide, Lcsbos aurait clé o(*eupée par les Eoifens cent trente ans après la prise de Troie, soit enJ'an 1053 avant notre ère. L'émigration ionienne d'autre part auiail eu lieu en lOii ; la fondation de Kymé en 1033, celle de Sinyrne en 1015. Si l'on se rappelle que la poésie homérique se rattache par ses premières origines à ces deux villes,

1. Tous ces Icmoiguages ont ctc rocuL'illis par Clinton, l'asti hellenicij t. I, p. 145-148.

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