Pausan., IV
do Clicrsias d'Orchoinène, dont les œuvres étaient déjà perdues au temps de Pausanias, doit terminer cette énumération'.
Il est aisé de comprendre, qu'entre tous les genres poétiques, celui-ci, étant le plus accessible à tout le monde, dut être un des plus cultivés. Il y fallait plus de patience que de génie. Avec une certaine industrie d'arrangeur et de versificateur jointe a une connaissance sulTisantc des légendes locales, on était assuré de quelque succès. Mais ceux qui en d'autres temps auraient pu être de vrais poètes préféraient sans doute le silence à un si médiocre emploi de leurs facultés. Ni l'imagination ni la pensée ne pouvaient se révéler dans ces longues énumération» monotones. Aussi, quand l'histoire parut, con- J damna-t-elle à l'oubli la plupart de ces poésies, qui 1
n'étaient pas défendxies par un mérite réel. On le traduisit en prose au vii° et au vi" siècle; puis, quand on leur eut pris tout ce qu'elles contenaient d'utile, quand les chroniqueurs en curent fait leur profit, on les rejela dédaigneusement, et celles qui ne périrent pas subsistèrent seulement à titre de curiosités, connues des archéologues, des érudîts et des bibliophiles.
1. Pnusao., IX, 38. Od lui attribuait l'inicripttoD du tombeau d'Hésiuile. C'est sans doute lui que l'auteur du Banque! des Sept Sages ■ fait figurer au nombre de ses personuages (c. utt).