Welcker, Die Griechische Tragoedien, t. I, p. 59 et suiv
3. Voici les titres des pièces que l’on peut rapporter avec plus ou moins de certitude à cette catégorie : Le Jugement de Pris,
semble; il ne nous reste de ce groupe que trois tragédies, Ajax, Philociète, Electre. Eschyle n’avait guère tiré de cette même matière épique qu’une quinzaine de pièces. Sophocle y fit donc des emprunts beaucoup plus nombreux: et trois ou quatre seulement des pièces de cette série semblent avoir été prises dans l’Zlade ou dans l'Odyssée ; les autres lui furent inspirées par les récits d'Arctinos, de Leschès, de Stasinos et d’Hagias de Trézène !.
En revanche les légendes dionysiaques, chères à Eschyle, semblent avoir eu peu d’attrait pour Sophocle. Tandis que l’on compte dans le théâtre d’'Eschyle une dizaine de pièces de ce groupe, et la plupart sans doute de haute valeur, on ne peut guère y rattacher avec certitude dans celui de Sophocle que le Drame dionysiaque (Atovvctxxds), d’ailleurs à peu près inconnu ?. L’exaltation, qui était de l’essence même de ces fables, convenait mal à son génie.
Ce n’est pas à dire toutefois qu'il eût de l’aversion pour les sujets sombres, pourvu qu’il pût y peindre des àmes en possession d'elles-mêmes. La légende des Pélopides lui avait fourni plusieurs tragédies *. Le cycle thé-
Alexandre, les Laconiennes, les Noces d'Hélène, les Mysiens ou Télèphe, la Folie d'Ulysse, le Rassemblement des Achéens, Iphigénie, les Bergers, Hélène réclamée, les Anténorides, Palamède, l’Arrivée de Nauplios, les Amants d'Achille, les Prisonnières, les Phrygiens, Troïlos, Phénix, les Éthiopiens où Memnon, Ajax porte-fouet, les deux Philoctète, les Scyriens, Sinon, Laocoon, Priam, Polyxène, Ajax le Locrien, Teucros, Nauplios allumeur de feu, Électre, Nausicaa ou les Laveuses, les Phéaciens, Ulysse percé d'une flèche. Sept ou huit de ces sujets avaient été déjà traités par Eschyle.
4. Athén. VII, 277 : "Eyarpev 6 ZopoxAñc Ti èmtx® x0x1w &e xal ka dpdpara moioat xataxokovbov Th Ëv ToÛTw pLubomortx.
2. L’Érigone doit être considérée comme une pièce attique bien plutôt que comme une pièce dionysiaque.
3. OEnomaos ou Hippodamie, Atrée ou les Femmes de Mycènes, Thyeste à Sicyone et le second Thyeste, Hermione, Sans parler d’Iphigénie et d’Électre déjà rattachées au cycle troyen.
PS
bain lui en donna aussi un certain nombre #, parmi lesquelles trois subsistent encore, OEdipe roi, OŒEdipe à Colone, Antigone. Là, comme dans le cycle troyen, il continuait la tradition d'Eschyle. Nous le trouvons non moins fidèle aux exemples de son maître dans le groupe des sujets argonautiques : c’est le plus riche de son théâtre après le groupe troyen ; malheureusement, il n’est plus représenté pour nous que par des noms et des fragments ?. Mentionnons enfin au même titre le groupe des tragédies argiennes à.
Eschyle avait laissé de côté, peut-être à dessein, la légende d'Héraclès, et il avait à peu près négligé toutes
. les traditions fabuleuses de l’Attique. Ce furent là pour
Suphocle deux sources nouvelles d'invention, la seconde toutefois plus abondante que la première. Du groupe, assez restreint d’ailleurs, des pièces relatives à Héraclès #, 1l nous reste une tragédie, les Trachiniennes. Mais le groupe attique était beaucoup plus riche ÿ; et l’on peut noter qu’il ne fut pas pour Sophocle l’objet d’une faveur passagère; car il tira des légendes de son pays l’une de ses premières tragédies, aujourd’hui perdue, Triptolème, el sa dernière, OEdipe à Colone, qui nous a été conservée. Athènes, au temps de Sophocle, prenait plaisir à entendre parler d'elle-même, et le poète de son côté n'était pas moins enchanté de tracer le portrait idéal de sa patrie, soit en dégageant les
4. Amphiaraos, Aleméon, ŒEdipe roi, OŒdipe à Colone, Antigone, les Épigones.
2. Le premier et le second Afhamas, Phryxos, les Femmes de Lemnos, les Scylhes, le premier et le second Phinée, les Coupeuses de racines, les Femmes de Colchos, les Porteuses d'eau, Amycos.