Acrisios, Danaé, Andromède, les Larisséens, Inachos
4. Les Aléades, Héraclès au Ténare, les Trachiniennes, et peut-être quelques autres dont les titres laissent mal deviner le sujet.
5. Érigone, Triptolème, Térée, Procris, Orithye, Ion, Créuse, Égée, Thésée, Œdipe à Colone.
grands traits de son caractère, soit en décrivant les aspects caractéristiques de son territoire.
Au reste, les événements contemporains ne semblent pas avoir beaucoup intéressé l’imagination de Sophocle. Non seulement il n’y avait point dans son œuvre de pièce historique, mais il ne semble pas qu'aucune de ses tragédies ait été faite en vue de servir, mêmeindirectement, une cause politique. Les allusions aux choses du jour sont assez rares chez lui. Beaucoup de celles qu'on a voulu y découvrir sont extrêmement contestables ; et, là même où le doute n'est pas possible, l’importance de cette relation entre la poésie et la réalité contemporaine est fort secondaire. OEdipe à Colone vise manifestement un état d’hostilité entre Athènes et Thèbes; mais, si le poète ne s’est pas dérobé à cette rencontre, rien ne prouve du moins qu'il l’ait cherchée.
Nos renseignements chronologiques sur l’œuvre de Sophocle se réduisent à bien peu de chose !. D’après un témoignage de Pline, Triptolème aurait été représenté 145 ans environ avant la mort d'Alexandre le Grand, par conséquent vers 468 av. J.-G. ?. Antigone, selon l’argument qui précède la pièce, fut jouée en 441 ou 440. Peu de temps après, en 439-8, Sophocle fut vainqueur d’Euripide avec un groupe de pièces dont nous ignorons les noms ÿ. Diverses allusions d’Aristophane relevées par les scoliastes nous montrent qu’Æélène et Pélée furent antérieures aux Chevaliers (424), Athamas aux Nuées (423), Amplhiaraos aux Guépes (422), Tyro à Lysistrate (411). Entin nous savons que Philoc-
4. Fr. Bernhard (Die Frage nach den chronologischen Reihenfolge der erhaltenen Sophocleischen Tragoedien, Progr. Oberhollabrunn, 1886). Cf. C. Fr. Hermann, Zur Reihenfolge der Sophokleischen Dramen (Zeitschrift f. d. Gymasialw. 1853), et Schneidewin, dans l’introduction de son Sophoecle.