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LA LANGUE ATTIQUE

Ils préfèrent les sons forts p9 et +7 aux sons plus doux es etos. Ils contractent un grand nombre de voyelles que les Ioniens prononcent séparément, et ils obtiennent ainsi des mots plus courts et plus solides. Mais ils se gardent bien d'outrer ce procédé ; et ils s’abstiennent d’en user, quand il aurait pour effet de défigurer les radicaux ou de faire disparaître des sons délicats, nécessaires à la variété du langage ‘. Leur phonétique est donc faite de conciliation comme leur génie même.

Il est vrai que le dialecte attique s’est modifié quelque peu dans le cours des deux siècles que nous avons ici en vue. On distingue l’ancien attique du nouveau, la guerre du Péloponnèse marquant approximativement la fin de l’un et le commencement de l’autre. Nous noterons plus loin, chez les divers écrivains de ce temps, les caractères d’archaïsme ou de nouveauté qui leur sont propres. Au point de vue général que nous nous proposons ici, cette distinction est peu importante. Car, si, de l’ancien attique au nouveau, il y a un adoucissement incontestable, les caractères essentiels du dialecte n’en restent pas moins les mêmes.

Ces caractères avaient frappé les contemporains. L’auteur du Zraité de la République athénienne remarquait que la langue d’Athènes était mélangée comme ses mœurs, et il expliquait par des emprunts faits à tous les Grecs et même aux barbares ?. Il ne paraît pas douteux en effet que la façon dont la population de l’Attique s'était formée et, plus tard, les relations qu’elle en-

encore un grand rôle, On la trouve notée, même dans des mots composés, comme eY6pxov, œwptov, etc.

4. Par exemple, ils disent déou:v et non ôoùuev. Des contractions telles que celle d’éxuro en «broù semblent avoir rencontré une sorte de résistance instinctive, puisque la forme contractée n’a jamais réussi à expulser la forme ouverte (Meisterhans, ouv. cité, p. 121). Notez encore les formes faothéas, tiiéxmiv, Gdomoiv.

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