‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 13 sur 351 · Xénoph.], Républ. athén., IT · texte numérisé non relu

Xénoph.], Républ. athén., IT

tretint avec presque tous les peuples de la Grèce n'aient été pour beaucoup dans ces particularités de son langage. Par suite, bien qu'il füt propre aux Athéniens, il n’était en quelque sorte étranger à aucun Grec. C’est ce qu'Isocrate faisait heureusement ressortir, quand il le louait d’être « tempéré et commun à tous ». Rien ne. fait mieux comprendre avec quelle facilité Athènes put devenir le centre littéraire de la Grèce !.

Il va sans dire d’ailleurs que cette langue atlique, déterminée dans ses caractères généraux, n’était pas strictement identique à elle-même en toute occasion. Tout homme, qui a une personnalité marquée, se fait sa langue dans une certaine mesure. Nous aurons occasion par la suite de relever ces particularités individuelles des grands écrivains du temps. Dès à présent, il est bon d'indiquer ici certaines différences générales.

Un intéressant fragment d’Aristophane, commenté par Sextus Empiricus, atteste (ce que nous aurions d’ailleurs aisément soupçonné) que le langage des paysans athéniens n'élait pas celui des citadins ?, La langue rustique était relativement grossière, soit par l’emploi de certains termes, soit par des intonations plus rudes. Celle de la ville, dans la bouche de quelques raffinés, devenait parfois efféminée. Entre ces deux excès, la langue moyenne d’Athènes (diéksxTos LLÉG'A r6hcwz), tenait un juste milieu. Ce qui la distinguait le plus de la langue écrite, e’était sans doute sa rapidité. Elle admettait nombre d’élisions, de crases et d’assimilations qui lui permettaient d'aller vite. En outre, les tours

1. Tsocrate, Anlidosis, 296 : Tnv tñç puvñs xorvôtnta xa DETpLÔTATE.

2. Sext. Empir., Adv. Gramm., 1, 10 : Kat oùy à adtn (ouvibera) rüv HAT TV AYporx!av, N at dÈ Tv Èv Qotes ÊLATPLÉÉVTWV" Tapd Ha 0 Hwpixds ’AntoTopavnc.

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