Aulu-Gelle, Z. c. Suidas, L. c
son œuvre dramatique. Nous ignorons les dates précises de ses victoires, mais de ce qu’il n’obtint la première qu'après quinze ans de luttes, on est en droit de conclure qu’il eut quelque. peine à forcer la résistance de l’opinion. Après les Filles de Pélias, jouées en 455, les seules de ses pièces dont les dates sotent attestées sont les suivantes : les Crétoises, Alcméon à Psophis, Alceste, 438; Médée, Philoctète, Dictys, les Moissonneurs, 431 ; Hippolyte couronné, Alexandre, Palamède, les Troyennes, Sisyphe, 415 ; Andromède et Hélène 412; Oreste, 408 ; Iphigénie à Auls, Alcméon à Corinthe, les Bacchantes, vers 405, après la mort du poète 1.
Sur la fin de sa vie, Euripide s’éloigna d’Athènes et se retira d’abord chez les Magnètes, puis à la cour de Pella chez le roi de Macédoine Archélaos, qui le reçut magnifiquement ?. Ce fut là, dit-on, qu’il composa sa tragédie d’Archélaos, dont le héros était un des ancêtres légendaires du roi son hôte ÿ. Il y mourut — peut-être par suite d’un accident, — en 406, à l’âge de soixantequinze ans ‘. Il laissait trois fils, dont le plus jeune, qui portait son nom, fut poète lui aussi et fit représenter les tragédies de son père *. Le grand poète athénien fut enseveli en Macédoine, dans la vallée d’Aréthuse f. Athènes, privée de ses restes, lui éleva du moins un cénotaphe, avec une inscription en vers, due soit à Thucydide, soit plutôt au poète Timothée ?.
1. Pour l’établissement de cette liste chronologique, voir Nauck, étude biographique citée plus haut, p. xxvIr.